Passer de l’exacerbation de la concurrence à la promotion de la coopération et de l’empathie

Les crises économiques à répétition, la crise sociale qui en découle, avec son cortège de régressions, comme par exemple dans le domaine des retraites et celui de la sécurité sociale, sont souvent présentées comme des justifications de « réformes », de manière orwellienne.

Les crises environnementales sont parfois reconnues, histoire de montrer que l’on est un pouvoir sensible à l’environnement, mais dès que les mesures nécessaires remettent en cause le soi-disant libéralisme économique, les hésitations et les reculs se multiplient. Ainsi, après l’échec de Copenhague, où nos représentants officiels semblaient plus portés à défendre notre planète que beaucoup d’autres, la vaste campagne des « climato-sceptiques-sauf-d’eux-mêmes » a tenté de semer le doute dans les esprits à propos de l’aspect anthropique des changements climatiques. Le pouvoir alors en place n’a pas, à ma connaissance, fait de déclaration pour mettre les choses au point. Sa sensibilité à la qualité de l’information est à géométrie variable, quand on voit comment des informations révélées par Médiapart ont pu être critiquées par les mêmes. Ce silence, dans le domaine du climat est lourd de sens.

Comment, dans un système qui se veut démocratique, un citoyen peut-il faire des choix sérieusement si les informations sont biaisées?

A ce sujet, la consultation du site (en anglais) « DeSmogBlog », et mieux, la lecture du livre « the Climate Cover-up », de James Hoggan, permettent de clarifier le but des campagnes de « com » climato-sceptique.

Une fois les données scientifiques vérifiées,  il faut bien revenir à l’évidence: l’hyperactivité humaine détruit les équilibres naturels au point de menacer le genre humain. Cela montre aussi que la « croissance » perpétuelle, dans le domaine matériel, est condamnée et dangereuse. Nous allons droit dans le mur, et au lieu de « profiter » des crises actuelles pour chercher des alternatives, on se complaît dans  la politique de l’autruche.

La solution passe par une véritable prise de conscience de la gravité des crises, qui ne se régleront pacifiquement que par l’éducation citoyenne, le remplacement de l’individualisme exacerbé par la machine de guerre du système, à savoir la publicité telle que nous la connaissons, par la notion de coopération dans tous les domaines. Le système actuel est fondé sur la rapacité ( « greed », en anglais), ou la peur. Il serait judicieux de le fonder sur l’empathie.

Publicités
Cet article a été publié dans Triptyque.... Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s