Polychromie naturelle

Les atteintes à la biodiversité se multiplient. Dans sa quête infinie de sources d’énergie, la voracité humaine est sans mesure. La nouvelle mode est au remplacement de la forêt primaire par des cultures de palmiers pour obtenir de l’huile de palme. La pression démographique et l’appétit du gain se conjuguent pour effacer les derniers endroits encore « naturels » et les remplacer par une monoculture massive.

Il se trouve que la biodiversité permet parfois de trouver des plantes rares qui servent à élaborer des traitements pour certaines maladies liées parfois  à l’artificialité.

Certes, la « nature » n’est pas toujours bienveillante avec les êtres humains et d’ailleurs , elle finit  par nous tuer tous, mais il nous est impossible de vivre sans elle.

Notre comportement destructeur ressemble à une fuite en avant suicidaire.

Sommes-nous des lemmings?

Il semble plus sage de préserver la biodiversité. Les récits bibliques indiquent que Noé aurait sauvé, grâce à son arche, la biodiversité de son époque. Cette « leçon » semble avoir été oubliée par ceux qui fondent leurs croyances sur cette « culture ».

Le refus de la polychromie naturelle relève du même cheminement que le refus de la polychromie économique.

En période de crise économique, (d’ailleurs, nous semblons passer d’une crise à l’autre), une agressivité se développe chez certains de nos concitoyens. Incapables de trouver ou parfois de rechercher des réponses économiques à leurs angoisses de chômage, d’exclusion, ils retournent parfois cette agressivité contre eux-mêmes (comme le montrent les suicides d’employés de certaines entreprises qui « mettent la pression » sur leur personnel) ou ils retournent cette agressivité vers « l’autre », der Andere, et se livrent à des excès qui débouchent parfois sur le racisme, l’antisémitisme comme si le monochrome, l’uniformité pouvaient les rassurer et comme si le polychrome était insupportable, d’où le retour vers les communautarismes qui rassurent certains, mais dont le résultat est trop souvent le rejet de « l’autre ».

Le racisme est un refus irrationnel de la polychromie, refus entretenu et exploité par des populistes sans vergogne.

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