Pour une évolution démocratique

Pourquoi pas « révolution »?

Parce que « révolution » ne s’accorde pas bien avec « démocratie ». Les faire voisiner mène trop souvent à l’oxymore. C’est un peu comme la formule « développement durable ». Il faut bien cerner le sens des mots et ne les utiliser que faute de mieux.

Parler d’évolution démocratique, c’est suggérer que nous ne sommes pas totalement en démocratie.

Il y a beaucoup d’améliorations à apporter. Dans le domaine économique, l’idée de triptyque propose de cheminer vers la coopération, pour qu’un jour, peut-être, elle se substitue à la concurrence de tous contre tous.

Nous avons un besoin immense de coopérer pour juguler les dégâts provoqués par le productivisme, qui a exacerbé l’individualisme et fait gravement reculer la notion de bien commun.

La vraie coopération, fondée sur le principe un être humain/une voix, pour dépasser la notion de salariat et de patronat, est une idée qui n’est pas nouvelle, et qui peut être illustrée par des exemples concrets. L’utopie ne réside que dans le rêve de la généraliser, d’abord à un tiers de l’activité, puis d’observer…

Les services publics doivent également être gérés démocratiquement.

Le tiers « libéral » sera peut-être un jour attiré  par la soif de démocratie. En attendant,  il conviendra de le rendre plus respectueux de ses propres règles, en démolissant les monopoles et les ententes,en clarifiant le rôle des lobbies.

Dans les médias, bien trop souvent sous contrôle financier et administratif, il y a de quoi faire avancer la vraie démocratie au service du bien commun. Les pseudo-débats  sur les changements climatiques, ont été une caricature d’information. Le syndrome « Timisoara » reprend régulièrement force et vigueur. Les formes de ce contrôle démocratique doivent être définies démocratiquement.

Cela suppose une vie politique bien plus démocratique. Les élections ne me  semblent pas être toujours des modèles de démocratie.

Bien sûr tous les avis, y compris le mien, finissent par pouvoir s’exprimer sans, pour l’instant, subir de pressions ou de menaces. Mais quelle audience?

Le système est plus insidieux. Il y a les campagnes officielles, et tout le reste. Quelle surface est consacrée à la libre expression des alternatives authentiquement démocratiques dans la grande presse écrite.

Dans l’audio-visuel,  on a droit aux commentaires de « spécialistes », qui servent à disqualifier certain(e)s candidat(e)s, et à exprimer le mépris  pour les « petits » candidats. C’est invraisemblable que le principe d’égalité ne soit pas respecté au moins sur les médias encore publics. Mais ce domaine étant fondamental, doit-on laisser le principe de « liberté » détruire celui d’ « égalité » dans ce cas précis?

La personnalisation excessive des campagnes présidentielles masque le débat d’idées structurelles, si nécessaire.

Pour toutes ces raisons, je réclame une évolution démocratique.

NB: la formule « évolution démocratique » est d’Edgar Morin

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