Autonomie, autarcie

L’habitat individuel répond à une soif instinctive d’autonomie, le collectif à un instinct grégaire, que nous avons sans doute tous dans des doses plus ou moins fortes.

L’autonomie est un refus de la dépendance, finalement une forme de dignité, à condition bien sûr, d’en avoir les moyens physiques et psychologiques.

L’autarcie, dans certains domaines, par exemple l’énergie, peut-être une grande partie de l’alimentation, va plus loin, beaucoup plus loin.

Elle n’est guère compatible avec le fonctionnement urbain actuel. Il y a, toutefois, des possibilités d’autarcie au niveau du village, de la ville, de la région: ainsi, la petite ville allemande de Dardesheim, dans le Hartz, a une certaine autonomie énergétique.

Ce qui peut être fait localement devrait se faire localement, pour éviter la mobilité absurde de tous et de tout, incompatible sur le long terme, avec les impératifs environnementaux.

Les crises « courantes », et sans doute plus sérieuses à l’avenir, en raison de l’inaction des états dans le domaine des alternatives « durables », méritent réflexion.

Les graines OGM, qui impliquent un rachat annuel, créent une dépendance invraisemblable.

Cette autarcie implique du travail physique, qui a un sens. Il ne s’agit pas de travailler plus pour gagner plus pour polluer plus, mais de vivre dignement, et de faire vivre son entourage.

Le système actuel, qui flatte l’individualisme, jusqu’à plus soif, qui ne fait que parler de « développement durable », en supprimant les moyens qui permettent l’autonomie, ne fait que créer de la dépendance énergétique et alimentaire.

Mais alors, si nous vivons en quasi-autarcie, là où c’est possible, comment allons-nous communiquer avec nos concitoyens de la Terre?

Il y a Internet,  qui pour l’instant échappe un peu au contrôle orwellien des pouvoirs d’argent.

En cas de crise majeure, l’autarcie et l’autonomie seront-elles la  méthode  de la survie?

C’est bien possible,  et c’est ce que j’avais écrit dans « Dominique…de Lorraine », un petit conte philosophique publié jadis aux éditions du Gibier de Potence, Claude Chermain-éditeur. (Titre: « Rêve d’une Planète Fraternelle »). J’y ai imaginé ce qui pourrait se passer en cas d’inaction environnementale. (épuisé, fichier disponible sur demande)

Quand on affirme que le laisser-faire délirant actuel mène à la catastrophe, la réponse invariable est: c’est du catastrophisme.

Quand on ose soulever le problème démographique, la réponse invariable est: c’est du malthusianisme, pour disqualifier!

Et si la catastrophe était le laisser-faire économique? L’imprévoyance n’était pas une qualité chez  Jean de La Fontaine: une relecture de certaines fables serait bien utile de temps en temps: qui sont les cigales?

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