Rupture

Le mot « rupture », employé pendant certaines  campagnes électorales, est profondément choquant.

Tout d’abord, « rupture » suppose un ensemble auparavant équilibré, que l’on souhaite déséquilibrer définitivement au lieu de recréer du lien.

Le divorce, phénomène sociétal majeur, est une sorte de rupture de contrat. L’un abandonne l’autre, parfois parce qu’il y a vraiment une incompatibilité, mais aussi, souvent, parce qu’on a envie de jeter un objet de consommation passé de mode.

S’agit-il  d’une rupture du pacte social?

S’agit-il de faire oublier définitivement le programme du Conseil National de la Résistance?

S’agit-il de briser le pacte républicain?

Après rupture, il reste deux côtés.

S’agit-il de donner les pleins pouvoirs à une économie de « marché » en pleine déshérence et qui ne peut qu’aller droit dans le mur après moult soubresauts?

Les états « rompent » parfois les relations diplomatiques, avant la guerre.

S’agit-il d’en préparer une civile?

Ce mot « rupture », parfaitement incompatible avec l’idéal d’Évolution Démocratique, parfaitement incompatible avec l’acceptation de la polychromie liée à l’idée de triptyque économique et au respect de l’Autre, relève des mauvais moments de l’ histoire.

Il a été prononcé et je n’ai pas entendu ses partisans relever tout ce qu’il implique. Les propagandistes  n’ont pas non plus réagi .

Qui ne dit mot, consent.

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