Le libéral-totalitarisme

Ce mot peut paraître étrange car il associe deux mots qui ont des sens contradictoires.

Le respect des droits humains implique la défense permanente de nombreuses libertés:

Liberté d’expression

Liberté de croire ou de ne pas croire

Liberté d’association

Liberté de déplacement, et bien d’autres!

Les partisans du « libéralisme économique » mettent en tête de liste la propriété privée des moyens de production, notamment.

Il y a eu de nombreux exemples de pays où c’était la seule liberté, et elle y justifiait l’anéantissement de toutes les autres.

Mon échelle de valeurs inverse les classements. La liberté du commerce et de la propriété des moyens de production n’en est qu’une, sans plus. Elle n’a aucune priorité.

Mon idée de triptyque économique entend redéfinir les priorités et relativiser cette liberté absolue de tout posséder, sans limites, et donner la priorité aux systèmes économiques alternatifs qui permettent, tout en préservant de grands pans de liberté économique, de sortir de la machine infernale qui démolit tout, du lien social à la planète. La coopération doit remplacer la concurrence dans une part significative de nos activités.

Actuellement, c’est exactement l’inverse qui se produit, avec des tentatives incessantes de marchandisation généralisée. Le lien suivant permet de comprendre la voracité sans fin d’une machine qui, de toute façon, finira par se heurter à la finitude. Il est absurde de vouloir croître sans fin dans un système fini. D’où cette voracité, cette envie impérieuse de mettre sous sa coupe les activités qui lui échappent.

http://www.associations-citoyennes.net/blog/

Après avoir démoli quasiment tous les services publics, y compris une partie de ce que les libéraux appellent les services « régaliens », ce qui est un terme bizarre dans une république, en privatisant certains services techniques , par exemple, voici qu’on cherche à contaminer le secteur associatif.

Pour les services publics, la méthode pour persuader les naïfs consiste toujours à les rendre inopérants aux yeux du public , en les désorganisant, par exemple, en réduisant le personnel pour que les solutions privées aient l’air plus attrayantes. On en remet une louche en présentant « le fonctionnaire », comme un paresseux, toujours malade ou en grève. Les grèves organisées pour se défendre face à ces agressions sont alors réutilisées par la propagande « libérale-totalitaire » pour continuer son œuvre néfaste.

Le citoyen, devient alors un client, dont on flatte les instincts égoïstes pour mieux le plumer.

Les acteurs du monde associatif sont souvent des citoyens qui cherchent à combler les lacunes de plus en plus nombreuses de l’entraide. On veut donc également briser les actions alternatives de terrain.

D’où l’expression « libéral-totalitarisme »: cela a des airs de liberté, cela ressemble à de la liberté, mais cela peut tuer les autres libertés.

Parfois, cela le fait brutalement, comme au Chili, il y a quelque temps, parfois de façon barbare, comme dans le nazisme, parfois, on est sur une pente glissante  vers le monochrome économique du libéral-totalitarisme.

Ne serions-nous pas sur cette planche savonneuse? Au nom de la « sécurité », les libertés sont progressivement rognées au bénéfice d’une seule, celle qui pose le plus de problèmes, tout en prétendant être la seule solution.

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