Pays ou communauté nationale?

Les pays sont disparates. Certains ont une vie éphémère. Les ensembles se font et se défont sur des bases à géométrie variable. Un homme à poigne part à la conquête de tout ce qui l’entoure pour assouvir une soif de pouvoir, et parfois cela devient un pays. Les pays sont parfois comme la machine économique libérale: ils sont dirigés par des adeptes, conscients ou inconscients, de la croissance sans fin, et d’ailleurs ils se heurtent aussi à la finitude.

Une fois le pays « installé », les dénominateurs communs varient: une religion, avec un potentat qui fait croire qu’il est choisi par la divinité locale, ou qui s’en sert pour préserver son pouvoir, une langue, généralement celle du potentat et de ses sbires, une île, un territoire préservé par de hautes montagnes, une couleur de peau, tout est bon pour créer une apparence de communauté nationale. De temps en temps, on chasse ceux qui sont un peu différents, pour resserrer les liens qui se distendent.

Pour qu’il y ait un véritable sentiment d’appartenance à une communauté nationale, ou autre d’ailleurs, il faut ne pas être exclu du système. La machine infernale du libéral-totalitarisme détruit ces liens, comme elle détruit la planète. Comment un chômeur peut-il avoir ce sentiment d’appartenance à un ensemble qui le rejette?  En utilisant des subterfuges: l’équipe nationale d’un sport quelconque, une chanson, une cérémonie qui rappelle d’anciennes souffrances communes!

Un secteur économique fondé sur le principe de coopération peut redonner du sens à ce sentiment d’appartenance à des ensembles locaux, régionaux, nationaux et internationaux.

L’exacerbation populiste d’un pseudo-sentiment d’appartenance dans le cadre d’un système économique mondialisé et sans contrôle local, n’ a pas de sens profond.

Ce repli idenditaire, sur des idendités d’ailleurs fondées sur l’apparence, ne sert qu’à masquer les vrais problèmes, ceux qui nécessitent une véritable coopération internationale, comme la lutte contre les changements climatiques anthropiques.

L’idée de triptyque économique peut resserrer des liens qui se distendent et donner du sens à la notion de communauté nationale, sans l’exacerber.

Il convient aussi de redonner du sens à la communauté internationale, qui ne doit pas se réduire à des accords commerciaux qui organisent la mise en concurrence de tous contre tous.

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