« Modernité » partout, jusqu’à l’ école

Dans un dictionnaire, à la rubrique « modernité », on peut trouver quelques définitions intéressantes par rapport à l’usage fait par certains de ce mot. J’en retiens en particulier une: est « moderne »  « ce qui se conforme aux évolutions récentes ».

Par exemple, durcir les conditions de départ en retraite et réduire in fine les pensions, c’est très moderne.

Dérembourser de plus en plus de médicaments, c’est très moderne.

Les régressions sociales diverses et variées sont toutes très modernes.

Triturer l’information en organisant de pseudo-débats sur le climat, c’est très moderne.

Distraire le peuple par divers moyens « modernes » est « dans le vent ».

En fait ce qui est moderne dans cette acceptation du terme, c’est la girouette.

Certains hommes politiques sont très « modernes » en suivant le vent dominant du libéral-totalitarisme, au risque parfois d’oublier les idéaux fondateurs de leurs partis.

Il est très moderne de précariser les emplois partout pour fragiliser  ceux qui pouvaient encore résister au rouleau-compresseur de l’ultra-libéralisme.

C’est très moderne de diminuer les impôts des riches et d’augmenter ceux des moins aisés!

La vague déferlante de la modernité n’épargne rien:

Il faut diminuer le nombre de lits d’hôpitaux et augmenter le nombre de places en prison, c’est super-moderne!

A l’école, la modernité c’est réduire le nombre d’enseignants, mais aussi proposer, au nom d’un pédagogisme  curieux, la suppression des notes, donc des points. Les points, en revanche, cela se retire des permis de conduire!

Certaines évolutions des méthodes d’enseignement modernes privent d’autonomie: dans l’enseignement des langues, il est « moderne » de ne pas enseigner la phonétique ou la grammaire « traditionnelle » avec la terminologie usuelle: adjectifs, noms, relatifs,  prépositions .  Le résultat de cette brillante modernisation: des personnes incapables d’utiliser rationnellement les dictionnaires, qui eux continuent de proposer des transcriptions phonétiques et des classifications traditionnelles incompréhensibles pour les victimes de cette forme de « modernisation ». Bien sûr, il ne faut pas traduire, mais vérifier la compréhension par des jeux de questions, simplistes pour les réponses (oui/non), mais parfois terriblement compliquées dans la formulation. Il n’ y a qu’à parcourir un cahier de vacances pour se rendre compte de tout cela. Un jargon plus ou moins hermétique, empêche les parents d’ aider.

Les « modernisations » actuelles jouent  de la mode. D’ailleurs, le franglais utilise le mot « in » pour ceux qui sont à la mode, c’est à dire « in the wind », « dans le vent ».

Il est temps de faire souffler un autre vent! A vos bronches!

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