Santé: le secteur de l’accompagnement en dehors du « marché »

Le don de soi, la générosité existent encore, car contrairement à ce qu’affirment les libéraux-totalitaires, il y a d’autres moteurs que l’individualisme, l’instinct d’accaparement, l’appât du gain chez les êtres humains. Personne n’étant parfait, les méchantes langues diront que le bénévole se fait plaisir autrement.

Si c’est parfois un peu vrai, du point de vue psychologique, je préfère cet altruisme à l’esprit mercantile. La satisfaction d’avoir rendu service gratuitement, ne se transforme pas en biens de consommation, souvent polluants, alors que la récompense financière finit le plus souvent dans l’exhibitionnisme consumériste.

Dans les grands hôpitaux, en particulier les hôpitaux d’enfants, des kyrielles d’associations aident les patients.

Certaines existent autour d’une pathologie. Elles donnent des renseignements pratiques, des adresses où trouver des informations; parfois, elles construisent des « maisons des parents » pour que les parents éloignés puissent, à moindre frais, être proches de leurs enfants atteints de maladies graves.

Certaines scolarisent les adolescents malades, ce qui n’est pas vraiment prévu dans les structures officielles de l’enseignement. Parfois, elles arrivent à obtenir une implication des services de l’éducation, par attribution de postes détachés ou par exemple la création des SAPAD, qui permettent, sous conditions précises, d’obtenir des cours à domicile donnés par les enseignants de l’élève. Des budgets sont prévus pour cela, ce qui est souvent ignoré. Les assurances privées sont alors en concurrence directe. Pourquoi un enfant gravement malade aurait-il droit à des cours si ses parents ont une assurance, et son voisin de chambre non, parce que ses parents n’ont pas d’assurance?

Les entreprises de cours privés voient là un « marché » à saisir, ce qui heurte profondément mes convictions égalitaires.

Quand la maladie gagne, l’entraide continue. De multiples groupes de parole permettent aux endeuillés de progresser au lieu de rester dans la sidération, puis dans le deuil pathologique.

Les accidents de la vie, permettent de connaître un autre monde, un monde où la fraternité n’est pas du verbiage.

Quand on a œuvré, à sa façon, dans ce cadre, les égoïsmes et petitesses des uns et des autres deviennent méprisables.

Il y a autre chose que l’argent et la carrière dans la vie.

Pour survivre, ces associations dépendent des dons et subventions. Certes, l’institutionnalisation, dans le service public, est souvent souhaitable, mais il y a une richesse humaine dans ce domaine, qui rend l’audition systématique des cours de la bourse, quand on branche certaines radios, insupportable pour certains parmi ceux qui donnent tant d’eux-mêmes.

Il y a, même si toutes ces actions ne font que faire ce que la machine infernale du libéral-totalitarisme ne fait pas ou fait mal, une multitude de personnes qui montrent par leur générosité, leur dévouement, que l’être humain sait être empathique.

Vive la fraternité universelle!

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Un commentaire pour Santé: le secteur de l’accompagnement en dehors du « marché »

  1. Anicet Uhring dit :

    Merci Jean-Michel pour ce rappel du droit à un enseignement de qualité pour les adolescents hospitalisés; malheureusement aujourd’hui, tout le monde s’en fiche et ce ne sont pas nos députés et sénateurs de droite comme malheureusement de gauche qui porteront le dossier, nous avons de l’expérience dans ce domaine….
    Anicet

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