Culture de paix

On entend parler de guerre économique, de conflits militaires, de guerre contre l’insécurité, cela fait beaucoup de bellicisme.

D’autres parlent de paix.

Choisir la paix au lieu de la guerre, c’est comme comme choisir la coopération au lieu de la concurrence dans tous les domaines. La coopération vise la paix et l’harmonie. La concurrence débouche vite sur la hargne, la hargne sur la haine, puis sur la guerre et toutes les barbaries. La coopération implique le respect de l’ Autre et exclut la soif de domination instinctive. Elle doit déboucher sur une culture de la coopération au lieu d’une culture de guerre.

Nos livres d’histoires scolaires mettent trop l’accent sur la guerre, les conquêtes plus ou moins glorieuses, et parfois éphémères, pas assez sur le travail de paix.

Pour certains, l’ONU n’est qu’un « machin », mot très malheureux. Même très imparfaite, elle est dans l’esprit de la Société des Nations, utopie réalisée, mais laminée par le déferlement des nationalismes exacerbés.

Le GIEC, émanation de l’ONU, permet, par ses travaux, de prendre conscience des risques de conflits à venir.

L’attribution du prix Nobel de la paix à Al Gore et au Giec a été un grand événement, pas suffisamment salué comme tel,  parce que les travaux du GIEC et le film « Une vérité qui Dérange », malgré quelques imperfections, ont bien montré où sont les risques de conflits majeurs dans les décennies à venir. Si rien n’est fait pour freiner considérablement le productivisme destructeur, les ressources vont manquer, les dérèglements climatiques pousseront des millions d’êtres humains vers des contrées .plus élevées, si le niveau des mers monte considérablement. Rien ne pourra arrêter des personnes qui lutteront pour leur survie. Quand on voit les phénomènes de rejets des nomades européens, pour quelques milliers de personnes, il y a de quoi s’inquiéter face aux migrations qui seront causées par les changements climatiques.

Ce prix Nobel a récompensé le GIEC et Al Gore car ils éclairent sur les risques à venir et suggèrent des solutions tant qu’il est possible d’agir pacifiquement. La campagne des climato-sceptiques-sauf-d’eux-mêmes, qui a cherché à déstabiliser le GIEC et colporté des erreurs et des propos agressifs, retarde les mises à niveau nécessaires. En ce sens, cette campagne est un scandale, et les manipulations de l’information à ce sujet énormes. Tout le monde en est-il conscient?

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2 commentaires pour Culture de paix

  1. Milon dit :

    Mes chers amis,
    A méditer……..on ne gagne jamais une guerre…on gagne la paix. Alors commençons par la paix, nous éviterons les guerres coûteuses en vies d’hommes.
    Arrachons du coeur de l’homme le mensonge et la haine et mettons en avant le débat, le vivre ensemble et la laïcité.
    Jean Milon

  2. Serge CLAVERO dit :

    Le risque que font prendre les climato sceptique est sans commune mesure avec ceux qui découlent des incertitudes et inexactitudes du GIEC. Le pire c’est que, un jour prochain, l’opinion publique prendra conscience des dangers. Ce jour-là elle nous demandera : « Qu’avez-vous fait? ». L’information sur ces questions est une priorité et un devoir. Après les 30 glorieuses nous avons traversé les 30 désastreuses : soyons prêts pour le renversement du cycle, la renverse de la marée, ce mascaret de la culture.

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