Grands manitous et petits chefs

Il est curieux ce besoin humain d’avoir des chefs.

Des rois, empereurs, roitelets, ducs, comtes, papes à vie, des présidents, parfois à vie également.

Est-il imaginable de fonctionner de manière plus coopérative sans se reposer sur des chefs compatissants, au début, qui finissent parfois par s’incruster, puis par s’approprier les femmes et hommes, devenus serfs, et qui n’osent plus se révolter?

Du bas au haut de l’échelle sociale, il serait judicieux de développer une autre approche, plus respectueuse de l’Autre, une méthode qui se fonderait sur la coopération et non la soumission.

Commençons dans les milieux associatifs: déposer des statuts d’association impose la désignation d’un « président »: pourquoi pas simplement les noms des membres d’un bureau?

Au niveau électoral, la personnalisation des campagnes présidentielles est aussi un problème: la personne estompe le débat d’idées.

La notion de « chef d’entreprise » est du même acabit. Une partie de son pouvoir est exercée par les « petits chefs », souvent hautains et désagréables avec les « sujets ».

Est-il vraiment indispensable de dépendre de grands mamamouchis divers et variés, dans TOUS les domaines?

L’autonomie, partout où c’est possible, peut ouvrir la voie de la responsabilisation et de la dignité, de l’égalité et de la vraie liberté, de la fraternité retrouvée.

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