Information alternative

Comment peut-on parler de liberté de l’information quand des informations sont, soit shuntées, soit relativisées, soit commentées immédiatement par des relais de la pensée ultra-libérale.

Pourquoi certaines entreprises étrangères quittent-elles actuellement nos contrées?

Réponse courante: parce que notre pays les condamne à appliquer la législation du travail locale.

Arguments de la défense des entreprises: nous voulons pouvoir appliquer la législation européenne qui nous autorise à appliquer la législation du travail moins favorable d’ autres pays européens.

Conclusion: l’Europe serait responsable! Problème: qui a permis à l’Europe de devenir ce qu’elle est? En outre, c’est une démarche dangereuse pour l’esprit pacifique de l’idéal européen.

La solution est-elle le protectionnisme? A long terme, non. La solution est une alternative économique, avec un vaste secteur coopératif décrit précédemment. Plus il y aura de vraies coopératives locales, gérées localement, pour produire localement ce qui est consommé localement, moins ces déménagements financiers d’entreprises seront possibles. Il faut simplement permettre à ce secteur d’atteindre une masse critique, en espérant que le phénomène fera boule de neige.

Autre raison pour affirmer que le protectionnisme n’est qu’une solution éphémère, quoiqu’ utile momentanément: les impératifs environnementaux, la finitude des ressources vont impliquer une décroissance (il faut parfois appeler un chat un chat) des transports inutiles et nocifs. Il serait donc judicieux d’orienter l’économie vers des alternatives. Il est irresponsable de vouloir priver nos concitoyens de leurs droits sociaux, dans le cadre d’un système libéral-totalitaire, qui tel un ogre, n’aura de cesse de toujours rechercher le moins-disant social. Une fois ce pays et ses voisins ruinés complètement, l’ogre se retournera vers d’autres lieux de chasse plus giboyeux, jusqu’à épuisement de toutes les ressources.

La solution n’est pas la concurrence entre salariés, ni entre peuples, la solution commencera par un glissement, de préférence progressif et démocratique, vers la coopération, d’abord locale, puis régionale, puis continentale, puis mondiale, dans le cadre du respect de l’ Autre et de la nature.

Que la prédation soit locale ou généralisée, elle n’en reste pas moins de la prédation. Le libéral-totalitarisme, derrière des murs ou sans murs, est toujours du libéral-totalitarisme.

Le protectionnisme n’est concevable que comme une étape préparatoire vers une autre voie. Les recroquevillements chauvins en cours ne proposent que du national-oligarchisme, c’est à dire une garantie de rente aux agents locaux de l’ultra-libéralisme qui ont réussi à se créer une niche ou plutôt une baronnie locale.Cela revient à tomber de Charybde en Scylla.

 

Publicités
Cet article a été publié dans Non classé. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s