« Faux rebelles »

L’expression « faux-rebelles » est utilisée par Paul Ariès, dans son ouvrage « La décroissance -Un nouveau projet politique »( Golias,2007).

Ce livre de réflexion est à lire pour qui souhaite avoir une idée de cette pensée alternative moins caricaturale que ce qu’en disent les « croissancistes », comme Ariès les appellent.

L’idée de croissance est tellement ancrée dans les esprits que toute idée de finitude est tout simplement inconcevable pour l’immense majorité de nos concitoyens.

Le problème pour moi, est le manque de clarté à propos des structures économiques dans le cadre de cette décroissance. Entreprises « libérales classiques », entreprise d’état, coopératives, ce sujet n’est pas abordé, pour l’instant. Je ne pense pas que l’entreprise fondée sur la notion de croissance perpétuelle soit le meilleur cadre pour commencer à changer de paradigme.

L’idée de triptyque économique se fonde précisément sur l’idée qu’il faut contenir ce système. Le limiter à un tiers des emplois, promouvoir un vaste secteur coopératif, dont le but ne sera pas de faire croître la rentabilité de ses acteurs sans fin, qui ne dépendra pas d’un capital à rémunérer toujours plus, pourrait fournir un cadre pour la mise en œuvre d’une alternative qui commencera à remettre l’humain au centre d’une nature respectée.

En attendant, il y a beaucoup de « faux rebelles » qui sont utilisés par le libéral-totalitarisme pour faire croire qu’il y a des marges d’autonomie. La violence de certains films et de certaines musiques sont des défouloirs et uniquement des défouloirs. Le libéral-totalitarisme stresse ses acteurs en les mettant en concurrence permanente, il détricote le lien social, le bien commun, il démolit les structures traditionnelles (celles des petits paysans , artisans) , tout cela crée une agressivité,  libérée par ces faux-rebelles, qui n’est  pas orientée vers ceux qui en sont responsables.

Il y a aussi les « faux rebelles » de la représentation politique. On fait semblant de s’opposer au système, pour récupérer des voix et ensuite, en cas de victoire, appliquer des politiques qui seront peu contraires aux intérêts du libéral-totalitarisme et qui pour d’autres, ne remettront pas en cause le productivisme  destructeur de la planète.

Il faut vraiment changer de paradigme,  progressivement, de façon démocratique, en évitant les faux progrès également.

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