Trois façons d’appliquer les théories de l’École de Chicago

Quand on regarde les politiques économiques mises en oeuvre dans nos contrées, on peut constater qu’il y a trois façons, à apparence démocratique, de satisfaire la trilogie des admirateurs de Milton Friedman, conscients ou inconscients: « privatisations, déréglementations, réductions draconiennes des dépenses gouvernementales. » (Termes utilisés par Naomi Klein, La Stratégie du Choc p.254).

1- Les gouvernements dits  centristes ou libéraux ou conservateurs. Avec des habillages plus ou moins clairs et nuancés. Dans les versions exhibitionnistes, c’est revendiqué, ou masqué chez ceux qui vont affirmer être en quête d’une « moralisation » du système financier.

2- Les gouvernements dits socialistes ou sociaux-démocrates convertis  » au marché », ce qui dans le jargon actuel, veut dire d’une certaine notion du marché, celle du libéral-totalitarisme. L’habillage impliquera de masquer cette résignation par des apparences de combativité dans les domaines qui ne touchent pas trop visiblement au « marché », les mœurs, l’appareil judiciaire. Un habillage plus humain.

3-De plus en plus de mouvements populistes proches de l’extrême-droite masquent la mise en œuvre de cette trilogie derrière les bonnes vielles recettes xénophobes, pour détourner l’attention. L’étranger, les minorités, sont désignés comme étant le plus grand danger,  ce qui risque de provoquer des dérives  graves,  comme jadis.

Parfois, un sujet favori d’une des variétés est récupéré par les deux autres, comme le discours sécuritaire. Dans des systèmes  qui créent l’insécurité sociale, il est orwellien d’arriver à mettre au centre des débats un thème comme la sécurité en ne parlant que de certains aspects, qui sont des épiphénomènes, et en oubliant des insécurités gigantesques, comme les changements climatiques, les pollutions diverses et variées, qui sont les vraies menaces majeures.

Puis il y a ceux qui cherchent des alternatives  où parfois l’intérêt général disparaît derrière des logiques de « petits » appareils ou la soif de pouvoir.

Enfin, il y a les machines à anesthésier le bon peuple.

Ici et là, des voix s’élèvent appelant à la prise de conscience, à l’action citoyenne, à la résistance. Il faut se défendre, certes, mais il faut aussi  indiquer d’autres voies.

Pendant ce temps là, les diverses crises continuent leurs ravages.

Il y a aussi les tentatives de méthodes plus ou moins autoritaires,  quand, dans un pays, l’anesthésie ne suffit plus.

Difficile de lever la chape de plomb,  surtout quand les victimes sont quasiment consentantes!

Difficile de lever la chape de plomb,  quand « les lumières » font les gros plans à côté de la plaque.

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