« Techno-fidéisme »

Voici comment Naomi Oreskes et Erik M. Conway appellent, dans « Merchants of Doubt » la croyance assez répandue selon laquelle une solution technique permettra toujours de résoudre en temps voulu les problèmes créés par d’autres solutions techniques. Cela ressemble au mythe de l’apprenti-sorcier. Jonathan Swift avait déjà souligné le risque de la fuite en avant technologique dans un des « Voyages de Gulliver« .

Rien ne garantit que cela sera toujours possible. Notre finitude se complète de la finitude des ressources.

Dans « Le Temps des Crises« , Michel Serres se demande quand la « Biogée »  « aura la parole ». La « Biogée » de Michel Serres, c’est « le climat, l’eau, l’air, le feu, la terre, faune et flore », tout ce que nous détruisons par nos prélèvements inconsidérés,  liés sans doute  aussi à notre pression démographique.

L’écologie est une approche « douce », comme le dit Michel Serres, des équilibres complexes. La foi dans la technologie finalement ajoute une dimension mystique,  mais les méthodes n’en restent pas moins dures. Le « techno-fidéisme » n’est pas la bonne solution, surtout s’il masque des dégradations irréversibles.

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