Amour glouton

Dans « comment vivre en temps de crise« , Patrick Viveret médite sur le lien de l’humanité avec l’amour. Il rappelle( page 88) qu’il n’ y a pas qu’un mot pour parler d’amour, en grec. Il y a certes eros et agapè, mais aussi philia  et pornéia , l’amour glouton. C’est, dit-il, « l’amour du nourrisson, le rapport de fusion avec sa mère ». Pour Patrick Viveret, les crises actuelles du capitalisme sont de la  » pornéia économique ». Tout cela débouche sur la « pornocratie économique et politique » quand il s’agit de capter en plus le pouvoir.

Exprimée d’une manière plus élaborée et plus riche du point de vue culturel, voici  une autre dénonciation de ce que j’appelle le libéral-totalitarisme.

Boire jusqu’à plus soif, peut-être jusqu’au coma éthylique, manger jusqu’à en vomir ( la régurgitation du trop plein ressemble à nos crises régulières),  telles sont les caractéristiques de la voracité et de la cupidité ambiantes.

Décidément, l’action de la « main invisible » ne débouche pas sur l’harmonie universelle.

Publicités
Cet article a été publié dans Non classé. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s