« Résistance Pacifique »: contribution d’un Ami du Triptyque Économique et de l’Évolution Démocratique

J’ai reçu cette  très belle contribution, qui est également un appel à la prise de conscience des  contingences actuelles, un appel à l’action individuelle et collective pacifique:

« RÉSISTANCE PACIFIQUE »

« Indignez-vous ! » Tel est le titre du petit ouvrage que Stéphane Hessel vient de faire publier et qui s’est déjà vendu à plusieurs centaines de milliers d’exemplaires. Je repense à ce commentaire qu’a eu un ami suite à sa lecture : « oui, il faut s’indigner car tout ce qui est légal n’est pas forcément légitime ! » Je repense également à cette magnifique chanson de Renaud, « petite », dans laquelle le chanteur évoque l’attitude du peuple « endormi et content »

Il est effectivement grand temps de se réveiller, de se lever et de résister !

Mais contre quoi résister ? Contre quoi s’indigner ? Pour quelle raison ne plus être « content » ?

Les réponses sont si nombreuses qu’une liste exhaustive me paraitrait illusoire. Pour ma part, j’ai bien envie de m’indigner contre cette sacro-sainte croissance économique que l’on nous présente encore aujourd’hui comme la condition incontournable de la bonne santé de nos pays.

J’ai bien l’impression que ceux qui nous « endorment » font tout pour que nous ne voyions pas que c’est cette dernière qui véhicule  tout ce qui cause des dégâts sur notre belle planète et ses habitants. Elle érige l’argent, la compétition, le pouvoir, l’égoïsme et le court terme au premier rang de ce qui fait tourner le monde.

Alors, à défaut d’être légal, est-il légitime de rester « endormis et contents » face à ce monde qui à force de tourner ainsi devient tout tordu ? Pire, est-il acceptable d’être complices de ce désastre ? Pour nous, mais surtout pour nos enfants d’aujourd’hui et à venir,  et pour les populations qui souffrent de la soif, de la faim, de maladies que l’on saurait pourtant soigner?

Les valeurs de notre république s’effritent : la liberté, l’égalité, la fraternité… Certains pensent être plus libres que jamais car grâce à leur argent ils peuvent s’acheter tant de choses ! Je crois au contraire, tout comme certains penseurs, que la première des libertés est celle de notre cerveau, actuellement très souvent emprisonné, formaté, conditionné par les médias et la publicité. Nous avons le pouvoir de dire « non ! » à tout cela, nous avons le pouvoir d’agir et de résister !

Non seulement nous pouvons vivre mieux avec moins, mais surtout nous devons vivre mieux avec moins ! Et c’est sûrement en établissant le lien entre nos comportements et leurs conséquences sur les Autres et la Nature que nous effectuons un premier pas vers la résistance.

Gandhi disait « vivons simplement, simplement pour que d’autres puissent vivre ! »

Mais beaucoup sont désabusés : « changer le monde n’est pas possible, c’est comme ça… »

Qu’à cela ne tienne, répond Paul Ariès : « construisons-en un autre à côté ! »

Il est urgent car vital pour l’humanité de protéger la vie de tout être et de toute chose. Et cela ne peut se faire en épuisant les mers et les sous-sols, en favorisant l’urbanisation galopante, l’agriculture productiviste, la fuite en avant technologique, et tous ces ravages causés par les pays « riches » et leur mode de vie dévorant au reste de l’humanité, à la faune et à la flore, aux forêts et aux océans, à la qualité de l’air et de l’eau, pourtant si essentielle à nos vies !

Pour ma part, deux sentiments m’habitent parfois : la tristesse et la colère.

Tristesse devant le spectacle de gens obnubilés par leur confort matériel, ne parvenant plus à lever la tête de l’un de leurs écrans ;

Colère face à ces multinationales qui saccagent tout : les sols, les forêts, les esprits…

Tristesse encore devant le spectacle des multiples déserts verts qui décorent nos paysages, ces champs remembrés privés de haies, de bosquets et de leurs précieux habitants, parcourus par des machines géantes ;

Tristesse et colère devant la comparaison des milliards attribués à l’armement par exemple pendant que quinze à vingt mille enfants meurent chaque jour de faim ;

Colère et tristesse aussi en pensant à tous ces animaux d’élevage attendant leur triste destin dans des conditions horribles et innommables.

Alors oui, je partagerais souvent mes états d’âme entre le désabusement et l’envie de révolte… s’il n’y avait l’espoir !

L’espoir incite à agir, à se rebeller mais pacifiquement, à se révolter mais avec confiance, force et enthousiasme !

Car si la résistance doit se mettre en place, cela doit toujours être dans un refus total et définitif de toute violence.

Mais comment résister ?

Peut-être que chacun détient sa propre réponse. Pour ma part j’estime que se reconnecter à la Nature est la première des réponses.

Planter une haie, marcher dans la forêt, cultiver son potager, moins acheter, moins posséder, cuisiner, observer le ciel étoilé, aider un ami, aider son prochain, découvrir la Nature et ses mille aspects merveilleux, lire, écouter de la musique, et essayer de communiquer aux autres et surtout aux jeunes esprits l’enthousiasme, la beauté de la vie, la soif de connaissances, l’entraide, le respect de soi-même et d’autrui…

C’est une quête spirituelle que nous devons mener car comme Pierre Rabhi le dit : « la survie de l’espèce humaine tient à deux conditions : le respect de la Terre et le respect d’un humanisme universel ». »
 
 
 

 

 

 

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