Éloge de la lenteur

Dans d’autres écrits d’Ivan Illich, on trouve l’ éloge de la lenteur, le refus du toujours plus vite, de l’automobile  de tous les moyens de transports rapides.

Pour lui, la vitesse de déplacement idéale est celle de la bicyclette. Pour les transports d’encombrants, il voit de petits engins simples, réparables localement, avec une vitesse maximum de 25 km/h.

La mise en œuvre d’un tel programme serait certainement un frein considérable à la mondialisation consumériste et favoriserait les relocalisations.

Dans nos contrées, nous avons des « voitures sans permis », dont la vitesse est limitée à 45km/h. Quand tous les permis de conduire seront annulés en raison de la multiplication des contrôles et sanctions divers et variés, il y aura là une solution qui pourrait mettre sur la piste d’une « décroissance » relative des vitesses et des consommations, car ces engins consomment environ 3,5 litres aux cent kilomètres, soit la moitié d’une consommation d’automobile standard, généralement occupée par une seule personne pour les trajets professionnels.

Une certaine culture, que nous partageons tous à des degrés divers, commencerait à changer, tout en permettant à ceux qui habitent dans les campagnes de continuer à se déplacer en attendant une évolution de l’habitat et de la relocalisation des commerces.

Illich pense que cette « inversion politique » ne pourra se faire qu’à la suite de crises structurelles et de manière assez brutale.

Ce que j’ai écrit plus haut, même si cela comporte une dimension narquoise, permettrait une évolution. Je préfère les évolutions aux révolutions sans perspectives claires.

Tout cela suppose, bien-sûr, des connaissances que l’école,  qu’Ivan Illich déteste, et les médias doivent diffuser. Passer d’une consommation réelle moyenne de 7 l à 3,5 l aux cent kilomètres, c’est un facteur 2 de diminution. Il nous faut un facteur 4: la lenteur devrait inciter à réduire les distances parcourues. Le facteur 4 souhaité n’est pas loin. En pratiquant en plus le covoiturage,  il est facile d’atteindre cet objectif, voire de le dépasser avec les techniques actuelles.

Les transports d’encombrants, limités à ce qui est vraiment nécessaire, devraient se faire par le rail ou les canaux. Résultat: beaucoup moins de camions sur les routes.Il faudrait réduire aussi considérablement leur vitesse de circulation pour des raisons de consommation et de sécurité. L’hystérie de la rapidité ( avec son cortège de dégâts environnementaux)  commencerait à se calmer.

Est-ce vraiment utopique?

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2 commentaires pour Éloge de la lenteur

  1. datez dit :

    non ..!
    c’est utomathématique

  2. datez dit :

    ou, utomathésympatique

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