Moralisation financière

L’appel à une moralisation de la finance et à une mondialisation humaniste est récurrent.

Il est, à mon avis, impossible d’ arriver à une économie « libérale » morale, puisqu’elle est fondée sur l’idée que de l’addition des égoïsmes, naîtrait une harmonie, ce qui n’est qu’un mythe. Morale ou pas, la croissance infinie se heurte, de plus, à des limites matérielles.

Ces deux objections majeures me font penser qu’il s’agit d’ un voeu pieux. La création d’un vaste secteur coopératif, la limite des revenus individuels vers le haut comme vers le bas, la dé-privatisation du bien commun, par exemple, me semblent pouvoir être bien plus efficaces.

De plus, la dérive oligarchique du système  est fondamentalement amorale. Une oligarchie peut-elle être moralisée?

Ceci dit, sanctionner les plus gros excès permettrait  de poser la question de savoir ce qui est admissible ou pas. Le problème est de savoir quels sont les  plus gros excès. Il me semble que le voleur de poules risque plus que l’accapareur du bien commun! Le voleur de poules est désigné à la vindicte populaire  alors que l’accapareur du bien commun se voit parfois gratifié des honneurs de la république!

 

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