Anti-populisme, ou ne pas hurler avec les loups

Le populisme est un mot fréquemment utilisé, parfois à bon escient, quand certains dirigeants politiques utilisent les peurs et rêves populaires afin de se faire élire. Ensuite, s’ils gagnent les élections, il vont entretenir peurs et rêves, quitte à mettre en œuvre des politiques qui favorisent finalement surtout leurs propres intérêts.

Alors, dans ces conditions, que serait l’anti-populisme?

C’est peut-être d’oser dire les « vérités qui dérangent » certains rêves et certains lobbies, qui, en sous-main, favorisent parfois les populismes. De ce point de vue, le film d’Al Gore, malgré tous les reproches que certains lui font, était bien l’inverse du populisme.

Oser dire qu’il va falloir prendre le chemin de la décroissance dans certains domaines est aussi aux antipodes d’un certain populisme.

George Monbiot, vers qui je renvoie souvent, comme ci-dessous, ose écrire qu’il faut tirer certaines leçons de la crise libyenne: le pétrole sera un jour moins abondant, il serait judicieux de réduire progressivement sa consommation, par exemple en réduisant encore les vitesses maximales autorisées. Cela commencerait à faire sortir les transports individuels de l’imaginaire, et autrement qu’ uniquement par l’argent:

Head-Banging for Britain | George Monbiot

(en anglais)

Qui aborde cette question dans les élections  dans d’autres contrées?

Pourquoi les journalistes de certains médias, qui font la courte échelle aux populistes, ne leur posent-ils pas de questions sur ces sujets, et pourquoi, en cas de réponses floues, ne les renvoient-ils pas vers les réalités scientifiques? S’agit-il d’une sorte de complicité de populisme?

Les programmes électoraux  qui s’appuient sur l’anti-populisme  ont beaucoup moins de chances de porter vers le pouvoir!

Certains diront qu’ils s’appuient aussi sur des peurs, comme celles que peuvent provoquer les désastres environnementaux.

Une information de qualité et une éducation populaire, qui amèneraient à une prise de conscience collective, pourraient permettre de s’appuyer davantage sur la raison et d’éviter les dérives populistes!

Bestiaire pour bestiaire je préfère le vol de la colombe aux hurlements des loups, surtout s’ils dissimulent des requins de la finance ou des faucons de la guerre…

Quant aux vrais loups, requins et faucons,  encore faudrait-il que nos prédations sur la nature permettent leur survie!

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