Electricité

Il circule sur Internet des documents mettant en garde contre de nouveaux compteurs d’électricité dont la location serait coûteuse et la fiabilité douteuse.

Il est de plus en plus question d’augmentation des tarifs pour financer par exemple l’entretien des centrales nucléaires.

Il y a aussi la privatisation rampante.

Tout cela peut plaire aux actionnaires des entreprises privées ou privatisées ou privatisables qui risquent de profiter de cette situation.

Il n’y a dans tout cela aucune réponse aux défis actuels et à venir.

Les risques liés au productivisme, dans sa variété nucléaire, impliqueraient surtout une réorientation massive vers des énergies alternatives: on parle souvent de l’éolien, beaucoup moins des hydroliennes alors que le Nord-Ouest de ce pays est particulièrement propice à l’usage de cette technique en raison des courants côtiers.

Le problème essentiel est d’abord de diminuer les besoins avec des scénarii genre « négawatt ».

Isolation massive de l’habitat existant, diminution massive des besoins de déplacements quotidiens par des politiques de relocalisation. Il doit être possible de diminuer considérablement les gaspillages.

Au moment où se profile la fin du pétrole à bas coût(sinon, il faudra le laisser dans ses gisements), au moment où apparaissent des véhicules électriques, la privatisation du service public de l’électricité semble être exactement l’inverse de ce qui est souhaitable. Une publicité qui favorise une demande, un marché captif, un contexte énergétique favorable à l’électricité: tout pousse vers la satisfaction de la cupidité!

La production locale d’électricité à base d’énergies renouvelables, sous forme de coopératives authentiques, pourrait inciter à la responsabilisation.

Un service public de l’énergie, là où les formes coopératives sont difficiles à mettre en œuvre et pour équilibrer les réseaux ailleurs, pourrait fonctionner autrement et orienter le « marché » de manière moins injuste que par la soit-disant « libre » concurrence. On te voit venir avec tes gros sabots, »main invisible »!

Les tarifs peuvent être très bas, voire gratuits pour les premiers kilowatts (éclairage, réfrigérateur) et la progression pourrait être exponentielle pour ce qui serait jugé dispendieux.

Il y a un risque de report massif sur le chauffage électrique si les énergies fossiles se raréfient et deviennent très coûteuses.

Le défi sera de concilier décroissance des gaspillages d’énergie, réduction massive des rejets de GES, renoncement aux techniques nucléaires dangereuses  et maintien d’un certain confort.

Tout cela mérite mieux qu’une punition financière des moins aisés. Il faut une autre éducation, il faut aller vers un autre monde.

Publicités
Cet article a été publié dans Non classé. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Un commentaire pour Electricité

  1. Annie dit :

    mais oui c’est pas l’économie quotidienne réelle pas par des obligations d’ampoules ou de brossage des dents qui culpabilisent les citoyens. Le calfeutrage de tous les logements occupés par les pauvres, sans moyens pour le faire, serait LA priorité. En plus ils feraient des économies conséquentes sur leur budget et auraient p’t moins besoin d’aller aux restau du coeur qui est humiliant (j’avais fait un article dans ce sens)
    je rajoute votre lien

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s