Croissance Décroissance Information Populisme

Ce débat est intéressant pour éclairer les enjeux:

http://www.alternatives-economiques.fr/video—croissance-or-not-croissance–is-that-the-question-nbsp-_fr_art_1083_53743.html

Parfois, il y a de curieuses postures: certains avis sont décriés avant d’avoir été entendus.  Avant de  décrier les thèses des décroissants, il serait assez judicieux de les entendre.

Il y a, d’ailleurs, un problème général d’information dans nos contrées, où certains lobbies, proches de ce que j’appelle le libéral-totalitarisme, se font entendre davantage que les porteurs d’idées alternatives qu’ils critiquent.

On assiste à ce phénomène assez régulièrement. La crise de confiance dans le nucléaire, à la suite de la catastrophe de Fukushima en est un exemple. Les prises de parole sont telles que le citoyen moyen ne doit plus trop savoir ce qui est juste dans ce domaine. Ne serait-ce pas le but?

Des ouvrages comme « Notre Poison Quotidien » de Marie-Monique Robin, ou encore, en anglais, « Merchants of Doubt » , de Naomi Oreskes sont des illustrations des méthodes utilisées pour brouiller les réalités qui pourraient nuire à l’ultra-libéralisme, l’idéologie qui permet à certaines énormes multinationales de prospérer.

Si ces groupes de pression sont capables de bricoler les données scientifiques lorsque cela les arrange, il est encore plus facile de mettre la machine à anesthésier en route  dans le cadre des débats idéologiques. La seule solution est de donner la parole à ceux qui représentent des idées qui dérangent, éventuellement dans de vrais débats et non pas dans des apparences de débats, comme cela s’est produit à propos du climat dans certaines contrées.

Je rappelle que mon usage du mot « libéral-totalitarisme » est lié au fait qu’il arrive que de grands intérêts favorisent des pouvoirs totalitaires quand cela les arrange. L’exemple du Chili de Pinochet en est un exemple. L’usage des crises et des chocs économiques pour mettre en œuvre des politiques inspirées de l’École de Chicago est aussi une méthode qui me semble incompatible avec le respect de la démocratie citoyenne. La lecture de « La Stratégie du Choc » de Naomi Klein illustre parfaitement cette dérive. La liberté de commerce n’est qu’une des libertés: elle ne doit pas passer avant la liberté d’informer le plus objectivement possible, en particulier dans les domaines qui sont perçus comme stratégiques par ceux qui profitent de la liberté du commerce au point parfois de nier les libertés fondamentales d’expression, qui doivent être protégées, dans la limite du respect des droits de tous les êtres humains.

La « croissance » des idées populistes » ne serait-elle pas liée à des méthodes similaires: celle du « buzz » comme on dit, qui ne cesse de marteler que ces idées se répandent?

Qui pourrait profiter, et qui d’ailleurs profite déjà, de  l’émergence de régimes populistes droitiers?

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