ESS: économie sociale et solidaire

La pensée ultra-libérale se serait-elle tellement insinuée dans les esprits que même les syndicats ne chercheraient pas beaucoup à changer le système économique?

Une explication qui pourrait lancer un débat: les vraies coopératives, sur le principe, un être humain/ une voix, qui sont l’idéal de mon idée de tiers « coopératif », remettent en cause le concept de « salarié/patron ». Une perte de « marché », en somme, pour le recrutement de syndiqués!

Une autre explication: les sommes versées aux Comités d’Entreprises inciteraient-elles  à accepter une dépendance?

L’ économie Sociale et Solidaire ne doit pas être uniquement l’ économie libérale moins la finance ultra-libérale. Elle se doit d’être organisée sur d’autres bases, de prendre en compte la sortie du productivisme, de favoriser la responsabilisation par la gestion authentiquement coopérative, de mettre en œuvre un cahier des charges environnementales et sociales.

L’économie sociale et solidaire comporte le mot « solidaire ». Comment être solidaire et de quoi si on est toujours un « employé » manipulable et aux ordres d’une hiérarchie dont on ne partage pas les objectifs?

Il ne suffit pas de prendre la direction d’une entreprise, de la mettre hors de portée apparente de la spéculation, tout en singeant parfois ses méthodes de gestion du personnel, pour que cela constitue une alternative.

L’esprit coopératif dans le domaine de la production se fonde sur la proximité, des structures à taille humaine, pour produire et distribuer localement, des biens ou des services à usage local.

C’est un autre monde, possible, à construire patiemment, pierre après pierre, en veillant à ce que les pierres d’angle soient solides et imperméables aux sirènes du libéral-totalitarisme.

Il s’agit en fait d’un processus qui doit mener à l’autonomie responsable et donc à la vraie liberté, celle qui tient compte du respect de l’Autre et de la planète qui nous héberge, une liberté fondée sur une notion d’évolution vers toujours plus de démocratie réelle,  liée à une éducation qui mène à une prise de conscience environnementale, à savoir que nos instincts d’accaparement ne permettent plus de mener vers un équilibre « naturel », celui de la main prétendument invisible, car les activités humaines, cumulées, par leur prédation et le nombre de prédateurs, détruisent notre planète.

Voilà pourquoi je ne parle pas de tiers « ESS », mais de secteur authentiquement coopératif. Dans l’ESS, il y a ici ou là des coopératives plus ou moins authentiques, plus ou moins tournées vers une autre civilisation.C’est ce secteur embryonnaire qu’il faut favoriser.

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