Démographie

http://www.populationinstitute.org/resources/whypopulationmatters/(en anglais)

Ce site américain pose clairement les enjeux démographiques.

La démographie est encore souvent un sujet tabou. Interdit d’en parler, sinon on est quasi authentiquement classé dans la rubrique des « malthusiens ». Ce terme est comme le mot « populiste », qui est utilisé parfois à bon escient, et parfois simplement pour déconsidérer.

Non, on peut être humaniste et se poser des questions de bon sens à ce sujet. C’est le cas sur ce site américain! Pour les chauvins qui peuvent s’être trompés d’interprétation à propos d’un billet précédent, il y a d’excellentes idées qui circulent aux Etats-Unis! Il y en a également de piètres. Le problème n’est ni la langue ni la nationalité, le problème est le fond!

Le lien suivant, en français, et qui se trouve également dans la colonnes de liens à droite de la page du Triptyque Economique, soulève des problématiques similaires.

http://www.demographie-responsable.org/

Il me semble difficile d’aborder la question du poids des effets anthropiques sur la planète sans étendre la réflexion à la démographie.

Rien ne peut croître sans fin dans un univers fini, sauf l’empathie et ce qu’elle implique au niveau du lien social.

Publicités
Cet article a été publié dans Non classé. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

8 commentaires pour Démographie

  1. Manso dit :

    Merci pour cette nouvelle référence à l’un des sujets majeurs de notre temps et dont découlent tant d’autres… Sur cette question de la démographie, voici un « texte-programme » rédigé par mes soins et que l’on peut retrouver sur « le + » du Nouvel Observateur :
    http://leplus.nouvelobs.com/contribution/2517;7-milliards-d-etres-humains-aujourd-hui-combien-demain.html
    Amicalement

  2. Ce que vous dites relève évidemment du bon sens et je crains qu’en matière d’écologie tant que nous n’aurons pas évoqué de front cette question de la surpopulation, tous nos autres efforts ne servent à rien.
    Bien entendu le mot malthusien doit cesser d’etre tabou. C’est au contraire la véritable forme de l’humanisme que de vouloir préserver notre espèce des ravages que provoquera envers elle-même comme au reste du vivant sa propre surpopulation.
    Hélas comme cette idée semble difficile à faire partager.

  3. Bonjour,

    Ou tout simplement l’excellent dossier démographie du monde diplomatique:
    http://www.monde-diplomatique.fr/2011/06/A/20662
    Un bon nombre d’idées reçues sont démontées….

    • jmmasson dit :

      Ce dossier prend-il vraiment en compte les impératifs climatiques et environnementaux actuels? Je ne le crois pas.

    • Manso dit :

      D’accord avec jmmasson, ce dossier contient beaucoup de lacunes.
      Voici d’ailleurs un « courrier de lecteur » qu’un rédacteur du « Diplo » m’avait promis de publier et qui est passé à la trappe (quelqu’un de plus haut placé ayant dû intervenir…).

      « Il est étonnant que ce dossier fasse l’impasse sur l’Afrique subsaharienne, lieu de 80% de la future croissance démographique mondiale d’ici la fin du siècle. En effet, ce continent qui compte 1 milliard d’habitants doublera sa population durant les 40 prochaines années et devrait atteindre les 3,5 milliards en 2100, sans pour autant se stabiliser à ce niveau.

      Pour son article, Gérard-François Dumont a choisi un angle d’attaque pour le moins contestable qui consiste à citer ce qu’il appelle des « poncifs », qui ont tous en commun de pousser à l’extrême certaines interrogations actuelles. Il lui est alors ensuite facile d’en montrer l’exagération et donc de discréditer tout questionnement.

      Son affirmation de l’inexistence d’une population mondiale est très étonnante. Rappelons tout de même qu’il s’agit bien d’êtres humains d’une seule et même espèce, qu’une certaine solidarité les unit, et qu’il est logique de s’intéresser à leur nombre total, ne serait-ce que pour savoir si la planète peut les alimenter, leur fournir suffisamment d’eau et d’énergie et finalement assurer leur bien-être. N’oublions pas non plus l’existence de famines redondantes qui nécessitent que certaines régions produisent pour d’autres. Enfin, peut-on encore aujourd’hui nier l’évidence d’une population globale, à l’heure d’une économie mondialisée ?

      La question de la décélération des taux de natalité (1,2% en 2010 contre 2% à la fin des années 60), servant à prouver que tout s’arrange, est un raccourci pour le moins très osé. En effet les 2% de croissance de la fin 1960 s’appliquaient à une population mondiale de 3,4 milliards et donc provoquaient une hausse de 65 à 70 millions d’habitants par an. Or les 1,2% de 2010 s’appliquent à une population de 6,9 milliards ce qui conduit à une hausse de plus de 80 millions ! On voit que l’on peut faire dire aux chiffres le contraire de la réalité : en effet, ce dont souffre la planète, c’est bien d’un chiffre brut d’êtres humains… De plus l’ONU a, tout dernièrement, revu à la hausse ses projections et les 9 milliards cités par l’auteur pour 2050 ne seront qu’une étape vers les 10 milliards prévus en 2100.

      Concernant le rapprochement États-Unis/Ile de France : pour que les franciliens puissent vivre correctement, au sens où on l’entend aujourd’hui, il faut qu’une grande partie du territoire français produise leur nourriture et stocke ou recycle leurs déchets. Il faut aussi que d’autres territoires plus éloignés extraient l’énergie qui leur permet de se chauffer, de s’éclairer et de se déplacer. Ce genre de constatation : « on pourrait entasser tous les humains dans un endroit (relativement) petit par rapport au reste de la planète » est tout à fait trompeuse, car dans ce « réduit », ils ne sauraient en rien être autonomes.

      Sur le vieillissement de la population. Dans les pays émergents comme la Chine, celui-ci est en grande partie lié aux excès de natalité des périodes antérieures : tout baby boom délimité dans le temps provoque un papy boom 70 ans après. Et sauf à vivre en baby boom permanent, il y a bien un moment où il faut solder cette situation. De plus, la solution de relance de la natalité préconisée au Nord serait une aberration sur le plan environnemental du fait de l’empreinte écologique déjà excessive de cette partie du monde.

      C’est d’ailleurs la non-évocation de l’aspect écologique de la question démographique qui est le grand point faible de ce dossier. En effet, comment peut-on, en 2011, éluder le problème de la perte de la biodiversité en général et celle de la faune sauvage en particulier ? Les 97% de tigres éliminés depuis le début du XXème siècle, notamment fait de notre expansion, doivent-ils être simplement passés par « pertes et profits » sans plus nous émouvoir ? Enfin, la question énergétique n’est pas non plus abordée. Et pourtant, l’humanité est en passe d’avoir épuisé le capital de ressources fossiles que la planète avait mis des millions d’années à constituer et nous vivons même à crédit sur le dos des générations futures puisque nous allons leur laisser le soin de gérer nos multiples déchets.»

  4. Non en effet et en particulier la question de la consommation d’espace par une humanité très nombreuse n’est guère évoquée et c’est là un des principaux problème.
    Car, aussi « ecoresponsables » que nous puissions être, si nous sommes nombreux, nous occuperons de facto les biotopes des autres espèces et donc les éliminerons. Curieusement, cette question n’est jamais mise en avant par les mouvements écologistes ou même par la mouvance de la décroissance.
    On peut consommer moins, économiser l’énergie, trier et recycler nos déchets, tenter de remplacer (ce sera dur) le pétrole ou le charbon par des énergies moins polluante, mais tout ces efforts seront réduits à néant par notre nombre. Il faut donc impérativement faire baisser la natalité au niveau mondial et revenir à des effectifs plus modestes, qui d’ailleurs ont été le lot de l’humanité tout le reste de son histoire, le 20ème et le 21 ème siècle ne peuvent de ce point de vue que constituer des exceptions non durables.

  5. jmmasson dit :

    Merci à tous pour vos contributions. Si seulement cela pouvait être diffusé largement! On pourrait alors commencer à aborder les vrais problèmes et sortir de l’enfumage généralisé!

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s