Bout du tunnel?

Depuis la crise pétrolière de 1974, le système économique éprouve des difficultés régulières. Plus il est « libéralisé », plus les crises se répètent.Il n’ y a pas que la finance qui pose problème. Le modèle économique lié aux énergies fossiles et à leur exploitation, sans tenir compte des conséquences environnementales, est aussi en cause. Nous sommes dans une phase de fuite en avant désespérée.

Pendant quelques décennies certains dirigeants, ou plutôt « facilitateurs »  locaux de la machine du libéral-totalitarisme, ont martelé qu’on arrivait au bout du tunnel.

Ce tunnel est si long qu’on n’en parle même plus. C’est un tunnel en boucle, sans sortie, une fois qu’on y est entré, une sorte de maelström infernal alimenté par le mythe de la croissance sans fin comme solution à toutes les cupidités et à une démographie débridée, qui poussent la machine à produire toujours plus, en détruisant les équilibres environnementaux et les constructions sociales.

Pour éviter une sortie catastrophique, il serait judicieux de s’organiser politiquement et de faire converger les idées alternatives à ce système.

Cela part un peu dans tous les sens, avec des formules sans doute nécessaires mais trop incantatoires, comme « Indignez-vous », « Résistez », parfois dévoyées de leur sens profond par des populistes droitiers sans scrupules. Il convient d’aller bien au-delà de l’ indignation et de préciser contre quoi il faut résister.

Il s’agit désormais de penser à reconstruire un autre monde de coopération fraternelle, où toutes les bonnes volontés devront s’associer. Les outils d’une utopie réalisable existent, disséminés ici ou là. Il convient de les rassembler et de les utiliser de manière harmonieuse.

Qui sera le chef d’orchestre? Peut-on trouver l’harmonie spontanément? L’échec de la « main invisible » pousse à privilégier d’autres méthodes, humanistes et pacifiques, je l’espère!

Peut-être faut-il faciliter la fin de la bête infernale. Pour cela il faut tout d’abord être conscient que le maelström ne mène que vers davantage de problèmes. Difficile,  quand on est dans le ventre de la bête!

L’image du tunnel n’est sans doute plus appropriée à la situation. Image pour image, ne sommes-nous pas plutôt à bord d’automobiles folles, sur une autoroute surchargée, fonçant vers la barrière de péage, pour régler l’addition des crises financières plus ou moins spontanées à une société privatisée?

Et après le péage,  il y a un mur!

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