Crise de la dette

Les crises se succèdent.

Chaque crise, et les intervalles entre crises se raccourcissent, est l’occasion d’enfoncer le clou libéral-totalitaire  un peu plus profondément.

Le remède imposé est une décroissance sociale généralisée dans nos contrées après avoir asphyxié les financements de solidarité et de redistribution par une réduction des prélèvements sur les hauts revenus et les bénéfices du capital.

Le peuple anesthésié ou mené par le bout du nez vers les impasses identitaires, se laisse faire, alors que des alternatives existent. Il est vrai qu’il a des excuses, vu le rôle de médias aux ordres du système, dans leur immense majorité.

Il faudra sans doute faire décroître nos prélèvements sur la nature et décroître pour décroître, il vaudrait mieux que cela se fasse de manière organisée, en allant vers un changement de paradigme sociétal.

Si la décroissance des moyens de consommation des moins riches se fait par un transfert des possibilités de prédation au profit des plus riches, cela ne change rien à la nécessaire décroissance de l’emprise humaine sur l’environnement.  Il faut commencer par une décroissance considérable du modèle de consommation des plus riches, des très riches. Cela rendra acceptable un changement de paradigme progressivement extensible à tous.

La « durabilité », la « soutenabilité »,  exigent une évolution organisée, consciente, acceptée, qui passera par une période de transition où l’idée de Triptyque Économique pourrait fournir un cadre provisoire.

La décroissance imposée par le libéral-totalitarisme est foncièrement malsaine et hypocrite car elle cache un enrichissement de l’oligarchie aux commandes. Ses tireurs de ficelles ont des visages plus connus mais variés: cela va des « libéraux » déclarés (c’est rarement assumé) aux conservateurs, ou encore aux sociaux-démocrates convertis à la dictature des marchés, c’est à dire, le libéral-totalitarisme, ou au national-populisme qui essaie de  faire croire que la défense des égoïsmes nationaux ou ceux de l’oligarchie nationale peut protéger contre toutes les crises présentes ou à venir.

La coopération généralisée sera nécessaire à la survie de tous. La crise de la dette n’est qu’une crise parmi tant d’autres. Elle provoque des chocs, les chocs si bien décrits par Naomi Klein, des chocs qui anesthésient les esprits. Parfois les chocs mènent à un ersatz de lobotomie.

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