Urgence environnementale et démographique

Il va falloir faire prendre conscience que nous sommes à la veille d’un nouveau pas en avant dans la course folle qui mène au saccage de l’environnement et à un passage de seuil souvent considéré comme irréversible dans les rejets de GES et qui conduit vers de graves perturbations du climat.

Si tout l’argent gaspillé notamment dans la continuation de la recherche de sources d’énergie sales était investi dans le renouvelable, l’avenir serait moins sombre, même dans ce système. Le capitalisme vert fait encore bien pâle figure par rapport au capitalisme polluant contrôlé par de puissants lobbies bien imprégnés des idées de l’ultra-libéralisme. Celui-ci n’admet aucun frein social  ou environnemental.

Ce qui devrait être le débat fondamental pour l’avenir de l’humanité est trop souvent remplacé par des débats sans grand intérêt sur de micro-évènements trop souvent chauvins ou personnels, sur les effondrements boursiers. De petits séismes qui empêchent de penser à ce qui mène dans le mur.

Qui a entendu nos grands médias parler de cette autre initiative: ( en anglais, mais les images suffisent pour comprendre)

http://act.350.org/signup/moving_together/?akid=1328.486953.J2vysr&rd=1&t=1

Le but de 350.org est de limiter les concentrations de GES à 350ppm.

Silence radio et télévisuel total à ce sujet, et pourtant c’était « bon enfant »!

Ce silence est-il lié à une inconscience collective ou certains lobbies ont-ils sorti les ciseaux?

Difficile aussi de ne pas tenir compte de la croissance démographique qui augmente considérablement les pressions anthropiques sur les ressources non-renouvelables et qui conduit à la surexploitation des terres, qui elle-même, nuit considérablement à la biodiversité.

Parler de démographie de manière humaniste et raisonnable n’est pas facile: soit on a droit au reproche classique de malthusianisme, soit on botte en touche, par exemple en affirmant que ce souci démographique n’est qu’un égoïsme de riches: c’est ce que suggère George Monbiot dans son dernier billet, en anglais:

http://www.monbiot.com/2011/10/27/its-the-rich-wot-gets-the-pleasure/

Pour lui ce n’est pas le nombre d’habitants qui pose problème mais la consommation, des riches, sans doute.

Je ne suis pas d’accord: certes, la société de gaspillage des ressources non-renouvelables est une menace grave, mais il faut aussi prendre en compte la riziculture et ses rejets de GES, par exemple. Ils sont très importants, et directement liés à l’alimentation de base humaine de nombreuses contrées très peuplées.

La croissance sans fin est matériellement impossible et insoutenable. La croissance démographique sans fin est une des causes de la fuite en avant productiviste, alliée objective du libéral-totalitarisme, qui lui-même est une perversion de l’idée de croissance infinie. Le site suivant développe parfaitement cette problématique démographique:

http://www.demographie-responsable.org/

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