Sur la Manche et sous la Manche

Il faudra bien un jour choisir entre les chiffres des productivismes et l’humain, plus ou moins quantifiable:

http://hdr.undp.org/fr/rapports/mondial/rdh2011/

Un rapport à méditer.

Ensuite la question est de savoir si le système économique actuel est compatible avec le développement « humain », s’il peut être amendé, modifié, encadré, limité ou éliminé.

Faute de grives, il paraît que l’on mange des merles: le Triptyque Économique, les diverses propositions d’économie « plurielle » suggèrent une évolution vers un autre monde en s’appuyant sur les expériences alternatives qui existent, en favorisant leur développement.

C’est, en somme, exactement l’inverse de ce qui se passe actuellement. La voracité du libéral-totalitarisme et l’efficacité de ses petits-soldats zombifient si bien que toute alternative d’ampleur est écartée. L’affaire d’une compagnie maritime qui relie deux de nos contrées est exemplaire à ce sujet. Même une direction syndicale préfère ne pas explorer une alternative. Il est évident que si la relation de dépendance employeurs/employés disparaît, le nombre d’adhérents risque de fondre. A chacun son « marché »?

Entre les intentions perverses de certains, qui adorent les tentatives de reprise sous forme de coopératives quand elles échouent,  et d’autres, qui sont prêts à tout pour les faire échouer, la voix de l’alternative de gestion est bien étroite. Il faut souvent de petits groupes bien décidés et unis pour réussir:

http://www.moulinroty.fr/aventure.html

Même dans ce système, d’autres approches sont possibles. Le raisonnement qui consiste à dire qu’une coopérative est à priori non-rentable pour remplacer une entreprise privée qui coule et qu’il vaut mieux recourir à d’autres actionnaires privés est franchement une forme de capitulation.

La clé du succès passe bien sûr par une éducation et une information plus favorables aux idées alternatives et moins perméables à la soumission au libéral-totalitarisme. Pour arriver à une masse critique, il convient d’avoir un vrai courage politique et une volonté politique sincère, et donc le pouvoir. Mon estimation est qu’il faut arriver au tiers des emplois dans ce secteur pour que la soumission aux « marchés » ralentisse considérablement. Il y aura alors un autre monde, certes avec des « marchés », au sens d’échanges, et non plus cette compétition absurde qui fait tant de dégâts et de victimes. Quand on médite sur le coût du tunnel qui relie ces contrées et qui a considérablement affaibli le transport maritime… on peut rêver qu’un peu d’aide collective publique pour passer au statut coopératif serait aussi appréciable que modeste. Tout étant relatif, si le coût de la traversée par tunnel avait tenu compte de la rentabilité de l’ouvrage à court-terme,  il serait fermé depuis longtemps, ce qui montre bien que la concurrence est aussi manipulable.

Au-dessus et en dessous de la Manche, la notion de vérité et de rentabilité économique fluctue, tangue et roule.

On pourrait d’ailleurs imaginer une collaboration entre service public et une coopérative en l’équipant de nouveaux vaisseaux qui utiliseraient les nouveaux modes de propulsion écologique,  ce qui donnerait de l’activité à certaines entreprises privées spécialisées et ferait ainsi office de vitrine pour de « nouveaux marchés ». On peut dire que l’audace et l’innovation « durables » ne sont pas les caractéristiques premières de certains!

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