George Monbiot: une grande partie de la presse trop souvent au service du libéral-totalitarisme

Dans l’article suivant, de George Monbiot (en anglais), http://www.monbiot.com/2011/12/12/unmasking-the-press/, l’accent est mis sur un point fondamental: sans une presse libre, l’information est régulièrement « bidouillée » pour « anesthésier », ce qui est d’autant plus facile que l’esprit critique est souvent défaillant, tellement défaillant qu’on arrive à le faire fonctionner à l’envers: il s’applique alors aux tentatives d’alternatives qui devraient permettre d’envisager un « autre monde », mais pas aux mécanismes ou aux rouages du libéral-totalitarisme.

Ces manipulations de la pensée ont déjà été souvent démasquées, comme dans « Merchants of Doubt » de Naomi Oreskes et E. Conway (« Marchands de Doute » en français). Monbiot démonte les rouages du système dans ses contrées.

Sans une information décente, il sera difficile de faire comprendre qu’il existe des alternatives sérieuses au non-sens actuel.

Entre les pesanteurs des pouvoirs politiques, généralement au service du libéral-totalitarisme sous des formes apparemment différentes et avec plus ou moins de totalitarisme, mais peu de différences en ce qui concerne la dimension purement économique du système, d’un côté, et les intérêts  des actionnaires qui ne voient pas, par myopie financière, l’intérêt de limiter leur propre pouvoir ni leurs propres excès, d’un autre côté, la porte de la liberté d’informer sérieusement est très étroite.

Relancer la croissance sale, émettrice de GES,  fondée aussi sur une agriculture chimique, alors que l’on sait que de graves perturbations de l’environnement vont menacer nos descendants, est absurde. Ceci n’est pas dénoncé clairement, ou vaguement mentionné dans des débats anesthésiants  au cours desquels l’avis manipulateur des lobbies productivistes vient semer le doute et ainsi repousser toute velléité d’action.

C’est précisément le moment, soit de lancer une nouvelle croissance « soutenable », soit, ce qui est peut-être plus logique encore, de marquer une pose de cette croissance  dans de nombreux domaines.

Il y a des domaines où la continuation de la croissance, comme les rejets de GES, ressemble férocement à un délire collectif suicidaire.

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