Accumulation de crises: quelles pistes pour en sortir?

Nous sommes véritablement face à une multitude de crises: actuellement celle qui fascine est la crise de la dette, une parmi tant d’autres.

Ces crises sont autant de sources de sidération, ce qui permet d’enfoncer à chaque fois le vieux clou rouillé du libéral-totalitarisme dans des esprits sidérés.

Heureusement, ici est là, la lucidité l’emporte.

Il y a bien d’autres crises: celle de la représentation politique, elle-même dénaturée par la perversion financière des campagnes électorales et les manipulations de l’information par les petits soldats de la machine infernale.

Il y a, à l’horizon, la crise de la finitude: il est impossible de produire toujours plus dans un cadre limité. Nos sociétés gaspillent des ressources indispensables et non-renouvelables. Il ne sera pas toujours possible de croître, et dans ce cas il faudra modifier une croyance bien ancrée.

Il y a les crises environnementales, dont celle des changements climatiques anthropiques, sans doute la crise majeure à venir. Ses conséquences, si rien n’est fait pour l’atténuer, alors que l’on connaît certains remèdes, comme le facteur 4 (diminution d’un facteur 4 des rejets de GES), seront désastreuses.

Ce qui pousse à produire toujours plus sans se soucier des conséquences à moyen et long terme est le profit à court-terme des oligarchies au pouvoir  et la démographie. S’il y a des limites à la croissance matérielle, il y a nécessairement des limites  démographiques à la soutenabilité des prélèvements sur la nature.

Certaines de ces crises sont des crises mondiales. Oui, il y a une mondialisation des crises. Les replis identitaires chauvins ne sont pas de bonnes solutions, surtout si cela ravive les rivalités entre pays pour produire plus et accaparer davantage que les voisins.

Certains remèdes passent par des relocalisations: produire son énergie localement en utilisant les sources d’énergie renouvelable les plus appropriées, une grande partie de l’alimentation aussi, partout où c’est possible, pour développer d’autres types de gestion, coopérative, par exemple, mais aussi pour participer à la réduction des rejets de GES en limitant les transports excessifs de marchandises. Cette relocalisation indispensable ne veut en aucun cas dire agressivité chauvine ou compétition chauvine.

La coopération internationale s’impose pour régler les problèmes mondiaux et non le recroquevillement chauvin.

Voici pourquoi la notion de « nation », en particulier de « nation chauvine » est peut-être une piste à ne plus chercher à exacerber. L’histoire et ses méandres ont conduit à l’existant: souvent résultat de catastrophes guerrières.

Voici pourquoi je parle de « nos contrées ». On y parle des langues différentes, l’histoire les a souvent divisées,  les cultures religieuses ou adogmatiques y cohabitent plus ou moins bien.

Certains ont tenté de construire un ensemble où les pièces d’un gigantesque puzzle pourraient s’insérer plus ou moins harmonieusement à leur place. Que reste-t-il de ce rêve perverti par le libéral-totalitarisme? Quelle Europe allons-nous léguer à nos enfants et à nos petits-enfants?

Il est temps de freiner considérablement la machine libérale-totalitaire, qui s’accommode parfaitement des replis chauvins pour ne pas remettre en cause ses errements.

Le Triptyque Économique n’ est qu’une une piste pour ouvrir d’autres voies et commencer à agir collectivement et différemment.

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