Sauver l’école publique, ailleurs et ici

Ce lien, en anglais, http://socialistworker.org/2012/02/07/targeted-for-turnaround , montre clairement comment, au pays de la « corporatecracy », on démolit l’école publique et asservit les enseignants.

La fonction de l’école libératrice est de former  des esprits lucides et non de formater la pensée pour produire des êtres zombifiés, au service de la mécanique productiviste insoutenable.

Dans nos contrées, la variété locale du libéral-totalitarisme suit des buts similaires. Derrière la suppression d’un fonctionnaire sur deux partant en retraite, se cachent des motivations que certains n’osent pas encore avouer.

La défense d’un service de l’instruction publique obligatoire et laïque est fondamentale, car l’information étant déjà fortement manipulée par les petits soldats du libéral-totalitarisme, il est difficile pour certains de penser autrement que dans un contexte de « DIPULT » très élevé. (voir le billet du 21 janvier dernier).

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8 commentaires pour Sauver l’école publique, ailleurs et ici

  1. gidmoz dit :

    L’Etat doit rendre l’argent aux parents. C’est aux parents de choisir les professeurs pour enseigner à leurs enfants. L’Etat vole l’argent, puis viole la conscience des parents en imposant ses prof et son enseignement. Cette double violation des droits humains doit cesser. Autant pour des raisons morales qu’économiques. C’est un délit de voler de l’argent. Mais c’est un crime de le voler sous la menace du revolver d’un policier. L’Etat criminel doit cesser ses exactions.

    La vraie école publique, c’est l’école décidée et choisie par le public, par le peuple, par chaque parent. Le monopole étatique français de l’enseignement est unique au monde. C’est un scandale français qui doit cesser.

    De plus, un organisateur sait qu’il n’est pas possible de réformer un monopole, puisqu’aucun employé n’y trouve un avantage, un intérêt. Seule la concurrence permet de supprimer le monopole, de permettre la liberté, de rétablir les droits des citoyens sur l’éducation de leurs enfants.

    • jmmasson dit :

      Au nom de la liberté d’expression, je publie votre commentaire, mais je ne suis absolument pas d’accord avec votre approche. Le libéral-totalitarisme essaie de tout marchandiser. L’école devrait permettre d’ouvrir les esprits sur les dérives du système que vous défendez avec zèle.Une école vraiment privée a d’autres intérêts que celui de ses « clients », par exemple ceux de ses actionnaires. Il y aussi des gens d’armes qui, dans certaines contrées, oeuvrent pour le plus grand profit des oligarchies et qui parfois confisquent la liberté d’expression et ne gardent que la liberté du business sans prendre en compte l’intérêt commun. L’intérêt commun n’est pas l’addition des intérêts particuliers ou privés. Moi, je propose de réformer les monopoles oligarchiques qui gouvernent le monde. Comme vous le dites, « les monopoles ne peuvent être réformés »…mais c’est valable pour le privé…sinon on n’aurait jamais divisé l’entreprise Bell jadis. Il y a des gens qui préfèrent d’autres types d’organisation que ce que vous suggérez. Vous êtes choqué que d’autres imposent leurs modèles, alors pourquoi ne pas accepter la polychromie économique plutôt que de réciter le bréviaire ultra-libéral et de vouloir l’imposer alors que tout montre qu’il ne marche pas bien lorsqu’il n’est pas au minimum canalisé et qu’il détruit le lien social et l’environnement?

      • gidmoz dit :

        @jmmasson
        1. Chacun choisit son style de blog. Chacun est propriétaire de son blog et d’en faire ce qu’il veut. Certains n’autorisent pas les commentaires. D’autres limitent les commentaires qui ne contredisent pas l’auteur de l’article. D’autres acceptent d’ouvrir des débats. Il ne s’agit pas de liberté d’expression. Il s’agit d’un choix de chaque blogueur sur la nature de son blog. Si demain, vous refusez de me publier, je respecterai votre choix puisque je n’ai aucun droit éditorial sur votre blog. Je regretterai néanmoins de devoir cesser un échange enrichissant.

        2. Oui, un vrai libéral tente de tout « marchandiser ». C’est à dire que tout service est couteux. Et c’est celui qui en profite qui le paye, qui le finance, à condition que ce service lui soit utile. Ce n’est pas à l’État de prendre dans la poche du contribuable pour lui fournir un service qui ne l’intéresse pas.

        3. De quel droit prétendez-vous que vous devriez « ouvrir les esprits » de certains attardés mentaux que sont les gens ordinaires! Quelle outrecuidance! Quel mépris du peuple! Le socialisme est fondé sur l’idée qu’un élite doit éclairer les ignorants contre leur volonté. Cette élite socialiste suppose les gens irresponsables, et stupides. Il faut penser à leur place, leur prendre leur argent et dépenser à leur place. L’Etat serait plus sage que chacun pour dépenser l’agent. C’est le contraire qui est vrai. Chacun est le mieux placé pour savoir comment dépenser son argent. On dépense mieux son argent que l’argent des autres. Surtout lorsque, comme l’État, on ne rend aucun compte de ses dépenses.

        4. Vous parlez de l’ « intérêt commun ». La seule définition cohérente de l’intérêt commun est la protection du droit de propriété de chacun, la protection des contrats convenus entre les individus. Toutes les autres conceptions du « bien commun » sont du vol déguisé. C’est de la contrainte, du vol à main armée. C’est l’impôt. C’est toutes ces lois qui interdisent de convenir un accord avec autrui et qui ne concerne pas les tiers.

        5. Il n’existe pas de monopole privé. Tout monopole est étatique. Mon boulanger n’a pas de monopole bien qu’il existe un seul boulanger dans mon village. La concurrence existe ou elle veille, prête à intervenir. Si le profit espéré est suffisant, un investisseur investira pour concurrence efficacement en proposant des produits mieux et moins cher. Il n’existe nulle part au monde de monopole privé. Tout monopole existant provient d’un privilège de l’État.

        6. Vous citez le cas de Bell telephone, entreprise qui bénéficiait d’un privilège de l’État US. Cela illustre ma remarque sur l’inexistence de monopole privé.

        7. Je ne veux rien imposer aux autres sur ce qui leur appartient. Et je souhaite disposer librement de mes biens pour les échanger avec ceux des autres. C’est l’expression minimale de la liberté individuelle. Je ne veux pas que d’autres m’interdisent d’échanger avec autrui. Je ne veux pas que l’État me prenne mon argent pour produire des services que je ne consomme pas.

      • jmmasson dit :

        Bon, nous avons au moins un point commun, celui de tenter de communiquer. Votre vision du socialisme est un peu caricaturale. Il y a des gens qui préfèrent ce genre d’organisation, pourquoi voulez-vous les priver de ce droit? Vous avez pu remarquer que l’idée de Triptyque Economique est fondée sur l’existence de trois types d’organisation, ou d’inorganisation, pour le secteur dit « libéral ». Je pense que tout monochrome comporte des perversions… et c’est bien pourquoi je préfère la polychromie.Pour revenir au sujet de l’école, il y a un service public, dont j’ai été un acteur. J’ai essayé de faire progresser mes étudiants dans la maîtise de l’anglais et les ai aidés à réussir des concours prestigieux.Le système impliquait, entre autre, d’analyser des documents de presse en anglais et donc je leur ai montré systématiquement différents points de vue,dont le vôtre, en précisant que les vérités sont rarement acquises définitivement mais qu’ils devaient apprendre à penser seuls.Ce que vous faîtes d’ailleurs, à votre manière.
        Pour revenir à la disponibilité des biens que chacun peut avoir, le problème est l’instinct d’accaparement sans fin de certains. Une relecture des livres d’Ayn Rand est peut-être à mettre en perspective avec le « don ». Certaines personnes ne pensent pas qu’à accumuler des biens et ont d’autres valeurs, comme le partage. Les religions ont parfois cette dimension de charité, qui est un autre instinct humain. Le socialisme, celui d’Orwell, en particulier, consiste à s’appuyer sur ce qu’il appelle la « Common Decency », c’est à dire des valeurs d’entraide que l’on trouve chez beaucoup d’êtres humains.Toute son oeuvre est une dénonciation des turpitudes commises au nom d’une déviation du socialisme. L’ultra-libéralisme est aussi une déviation qui comporte des turpitudes. C’est bien pourquoi je propose de ne pas imposer un système économique unique, ce qui semble vous gêner.
        Vous affirmez que l’état vous prend votre argent… pour l’éducation, par exemple.Il redistribue, certainement imparfaitement des richesses. Mais une entreprise privée d’éducation fait la même chose… pour le profit de ses actionnaires.
        Et puis, nous en avons déjà parlé, il y a les dommages collatéraux sociaux chez les « losers » de votre système et pour l’environnement. Une information dépouillée de l’influence de lobbies qui n’hésitent pas à manipuler la science (Lisez « Les Marchands de Doute » de Naomi Oreskes aux Editions du Pommier) et vous finirez peut-être par admettre qu’il faut bien des limites. Nous sommes (c’est dommage!) des êtres finis, qui vivont dans un univers fini. Le système que vous défendez était parfaitement adapté à l’esprit des pionniers américains face à un continent vierge, à leurs yeux, mais qu’ils ont pris par la violence aux peuples natifs.Les « marchés » entre colons et indiens étaient des « marchés de dupe ». Il y a beaucoup de duplicité dans la notion de marché car tous les êtres humains ne sont pas à armes égales.
        L’intérêt commun est plus que ce que vous affirmez. Si nos réserves de pétrole sont limitées, autant le garder pour les usages où il semble irremplaçable et ne pas le gaspiller en polluant l’atmosphère. Ce bien commun ne peut être défini que collectivement.La fin des « Commons » qui a précédé les « enclosures » au Royaume Uni a été un recul considérable de l’esprit communautaire et peut-être le début de votre façon de penser. Une fois les terres communes privatisées, les paysans pauvres n’ont eu que le choix entre les banlieues sordides ou l’exil vers les « colonies ».
        Oui, j’affirme que ce blog (on n’est pas obligé dele lire) a un but éducatif. La plupart des grands médias sont aux mains de personnes ou d’intérêts qui partagent votre approche et avec le matraquage médiatique beaucoup d’entre nous sont largement manipulés et finissent par faire des choix en pensant les faire librement, ce qui est inexact. Il est donc important de pouvoir donner d’autres éclairages.Je ne pense pas avoir les moyens intellectuels de beaucoup aider les vrais attardés mentaux qui ont certainement besoin de beaucoup d’aide et de compassion. Qui décide pour eux dans votre système? Et puis nous risquons tous les deux de devenir faibles intellectuellement à la suite de maladies, comme celle d’Alzheimer: qui conclura des « marchés » pour nous? . Moi, je m’adresse à ceux que le matraquage idéologique actuel… a zombifiés au point de ne plus être que des consommateurs. Je tire des sonnettes d’alarme et comme vous, d’ailleurs, j’ai envie d’apporter mes « lumières ». Peut-être un instinct aussi?
        Je suis toujours prêt à reconnaître des faiblesses, et il y en a dans mon approche. Mais pourquoi avez-vous tant de certitudes?Ne connaissez-vous jamais le doute?
        Cordialement!
        JMM

      • gidmoz dit :

        @jmmasson
        1. Je dénie à quiconque le droit de me voler. Le vol est obtenir le bien d’autrui sans son consentement. L’impôt est donc du vol. Je n’ai jamais trouvé de réfutation intellectuellement cohérente à cette affirmation. Certains disent que ce vol est nécessaire afin que la société puisse être viable. Mais nul ne peut valablement contester l’existence de ce vol.

        2. En effet, je ne doute pas de mes certitudes. Je ne doute pas non plus que 2+2=4. La science économique est une science exacte. C’est la thèse de l’école autrichienne d’économie. Vos propos me montre que vous ignorez mon point de vue, que vous ignorez cette école de pensée. C’est la source de la pensée politique des libertariens.

        3. Vous me dites « pourquoi voulez-vous les priver de ce droit? ». De quel « droit » parlez-vous? Du droit de voler son voisin parce qu’on dispose de la force armée? Ce n’est pas un droit fondé sur une norme de droit cohérente. Un système politique fondé sur le vol est critiquable, nuisible et inutile. Les libertariens ont montré qu’un État minimal est possible, et même qu’une société sans État est possible. Selon un libertarien, l’État est la cause de la pauvreté, la cause des désordres sociaux et des injustices.

        4. Il n’existe aucun problème social induit par la grande richesse de certains. Eux-même, ou leurs ascendants ont créé des richesses. La possession de richesses qu’on a soi-même créée de sa main, de sa volonté, et sans voler quiconque, est morale et bonne. Ces riches investissent et créent de nouvelles richesses pour leurs actionnaires, pour leurs clients et pour leurs fournisseurs.

        5. Vous parlez du partage et de la charité, qui seraient, sous votre plume, des qualités morales. La morale n’est rien à voir avec la contrainte exercée par l’État. L’outrance de l’État va même jusqu’à nommer « solidarité » la violence qu’il exerce pour voler sous la menace du révolver d’un policier.

        6. Nul n’a définit ce que pourrait être l’ultra-libéralisme. Mais le libertarianisme est une philosophie politique claire, cohérente. Elle est fondée sur le refus du vol, sur le refus de la violence, sauf auto-défense. Il n’y a donc aucune turpitude dans le libertarianisme des libertariens.

        7. Vous imaginez que l’État redistribue la richesse prélevée par l’impôt. Cela vous semble vrai. Et pourtant, c’est inexact. Un impôt détruit autant de production que son montant. Cette destruction de valeur est principalement de la richesse non créée. La cause de cette immense déperdition de production est le prélèvement de l’impôt, d’une part et l’utilisation de l’impôt d’autre part. Ainsi, l’État ne redistribue pas. Il est pure destruction de valeur.

        8. Le libertarianisme ne peut pas être la cause d’une victime, puisqu’il se limite à prôner l’interdiction du vol, de la violence et le respect du contrat. Il ne provoque donc aucun dommage, ni aucun « loser ». Le libertarianisme est la condition d’une maximisation du bien-être.

        9. Dans un marché, nul vendeur ne contraint un acheteur, nul acheteur ne force le vendeur à lui vendre. Chacun fait ce qu’il veut avec son argent. Et même chacun sait mieux qui quiconque ce qu’il préfère faire avec son argent. Non, le marché, n’est pas un marché de dupes. Sauf à insulter les gens en les traitants d’irresponsables ou d’attardés mentaux.

        10. Non, les réserves de pétroles ne sont pas limitées. Vous ne pouvez pas le démontrer. On découvre sans cesse de nouveaux champs pétrolifères. De plus la richesse humaine n’est pas limitée. De plus les ressources sont elles aussi illimitées. Tout cela est évident pour celui qui raisonne comme un économiste. Les écologistes sont presque toujours de médiocres économistes.

        11. Condorcet, puis Arrow, Nobel d’économie, ont démontré qu’il est impossible de décider collectivement. Une décision est toujours, à tout moment, la décision d’une seule personne. Voir mon blog sur ce sujet. L’exception est la société commerciale qui, par contrat, fait en sorte d’une acceptation unanime de toutes les actionnaires de chaque acte du directeur, sans aucune exception.

        12. Vous parlez de la « tragédie des commons ». Votre analyse économique est inexacte. La production totale sur ces terres est supérieure lorsque les terres communales sont vendues à des propriétaires. C’est facile à démontrer dans tous les cas.

        13. Je vous rejoins sur un point. Oui, le peuple vit dans une perpétuelle illusion politique. J’ajoute que c’est l’État qui crée cette illusion. Toute action de l’État est accompagnée d’une illusion. La théorie de l’illusion fiscale répertorie et classifie les procédés par lesquels l’État fabrique sans cesses des illusions efficaces. Voir mon papier « l’État illusionniste ».

        14. Oui, il existe des individus juridiquement irresponsables. Les bébés, les enfants, certains vieux, certains malades. Oui, il est nécessaire que certains décident tout pour ces gens-là. Il y a aussi ceux que la vie a brisé, drame qui peut arriver à chacun de nous. 5% de pauvres et 50% d’impôt sur la production de chaque habitant. Et ce ne sont pas les pauvres qui profitent de l’impôt. Cette minorité de pauvres est un prétexte fallacieux utilisé par l’État pour tenter de justifier ses vols et ses violences.

        15. Je vous confirme que je ne connais pas de doute sur les choses que j’écris. J’ai mes sujets de recherches et d’approfondissement. Mais ce que j’écris ici me semble certain. Je n’ai aucune doute sur ces points. Étant d’origine scientifique, je m’efforce de cultiver le doute systématique. Néanmoins, je n’applique cette attitude de doute qu’à certaines situations particulières.

      • jmmasson dit :

        Je suis désolé mais votre raisonnement n’est qu’une suite d’affirmations non démontrées. L’économie n’est pas( pour moi) une science exacte, c’est une description de phénomènes économiques. Il y a quelques constatations de récurrences, c’est tout. Vous affirmez une idée puis vous construisez sur ce qui vous semble être une certitude mais qui pour moi n’est que que sables mouvants. Comment pouvez-vous affirmer que je ne connais pas votre « école » de monochromie économique? D’ailleurs, je vous ai suggéré quelques pistes de lecture et vous ne me répondez pas sur ces propositions. Quels sont vos liens avec les Chicago Boys et leurs méthodes …parfois brutales, comme au Chili, jadis.Vos idées vous poussent-elles à préférer des régimes politiques comme celui-là parce qu’ils ont favorisé le libéralisme économique?
        Vous affirmez qu’il n’y a pas de limites matérielles parce qu’on trouve de nouveaux gisements de pétrole: cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de limites. On parle ici ou là de passage du pic de production pétrolières. Désolé mais il y a des limites à beaucoup de ressources naturelles. Et croire qu’on trouvera toujours autre chose… relève de la croyance.
        Je ne partage pas du tout votre point vue sur les bienfaits de la propriété, ce qui ne veut pas dire que je suis contre toute proriété. Votre angélisme concernant les marchés entre acheteurs et vendeurs m’inquiète énormément car vous savez très bien que ce n’est pas exact. Certains ont aussi affirmé des points de vue complètement opposés aux vôtres, sur le commerce, comme Proudhon.Il s’agit, pour lui, de vol, souvent, et ce vol est aussi encadré par certaines forces policières et militaires qui parfois sont au service des oligarchies.Votre construction intellectuelle est un grand service rendu aux possédants.
        A ce sujet: pensez-vous qu’il soit sain que les accumulations de biens soient transmissibles aux générations suivante sans impôts? Si oui: quelle est alors la différence entre les aristocracies et les oligarchies? Les révolutions du Siècle des Lumières ont ébranlé les aristocracies( parfois de façon éphémères)..pour progressivement les remplacer par des oligarchies.
        Ce qui est inquiétant, du point de vue sociologique, est la recréation instinctive de pouvoirs qui accaparent. Les dérives totalitaires du socialisme avait d’ailleurs favorisé une autre forme de clanisme: les apparatchiks.
        Les systèmes coopératifs authentiques, sur le principe un être humain une voix, et cela autorisé dans une seule structure, permettent de changer la relation employeur/employé, que je trouve malsaine.C’est pourquoi je propose le développement de ce genre de structure. Votre défense un tantinet agressive de votre système est-elle liée à la crainte de voir émerger des systèmes alternatifs… qui ne seront pas parfaits? Une crainte de la concurrence, en somme? Je suis peut-être provocateur et outrancier mais vos certitudes m’inquiètent. Je suppose qu’il en est de même de votre point de vue?

      • gidmoz dit :

        @jmmasson
        1. L’école autrichienne d’économie soutient que la science économique est une science exacte. Que cette science n’est pas une science expérimentale. Et qu’elle n’est pas non plus une science historique. Dans son ouvrage « Misère de l’Historicisme », Karl Popper avait bien analysé l’impossibilité de déduire des lois économiques ou politiques qui soient tirées de l’Histoire. Cette école de pensée est presque inexistante en France. Cinq économistes de cette école de pensée sont Nobel d’économie. Je ne vous reproche pas de tout ignorer de cette école de pensée, quasiment ignorée de l’Université française. Ou alors bizarrement déformée en une caricature grotesque. Le monopole étatique de l’Éducation Nationale est une cause majeure de cet ostracisme envers l’école autrichienne d’économie.

        2. Je ne m’intéresse pas à l’actualité économique. L’incohérence des gouvernants est trop grande. Les gouvernants sont ignorants des lois de l’économie les plus élémentaires. Leurs erreurs sont simples à voir pour un économiste bien formé. Mais les Etats s’occupent principalement à fabriquer un brouillard d’illusions pour faire avaler leur programme ou leur action au peuple.

        3. Pour la question des ressources prétendues limités, le non-économiste se fourvoie dans un raisonnement quantitatif qui lui parait simple, indubitable. Sur mon blog, j’ai écrit qq papiers sur ce sujet, difficile à comprendre car contre-intuitif. Le raisonnement procède d’une logique sur des concepts abstraits. Ce raisonnement explique l’erreur de Malthus. Le fondement du raisonnement est de parler de ressources économiques et non pas de ressources naturelles. Or chaque ressource économique est substituable par une autre ressource économique. Il existera toujours des ressources économiques pour répondre aux besoins des clients. L’homme sait toujours produire une ressource, un produit répondant à un besoin solvable.

        4. La découverte de nouveaux gisements de pétrole suffit à réfuter que le pétrole serait limité. Nul ne peut valablement dire quelle serait cette limite, ni dans combien de milliers d’années elle surviendrait. Cette réfutation est la même pour les autres gisements. Bien que cette réfutation soit valable, c’est le raisonnement sur le caractère illimité des ressources économiques qui m’importe.

        5. Le droit de propriété est fondé sur un certain instinct de possession qui semble exister chez presque tous les animaux. Il est aussi fondé sur le Droit Naturel, c’est à dire une certaine conscience humaine d’un Droit Juste. C’est ainsi que, depuis les origines de l’homme, chaque société a eu une conception particulière de la manière dont chacun pouvait jouir d’un bien et le vendre.

        Mais, surtout, le droit de propriété moderne est une brillante invention juridique des scolastiques du moyen-age. C’est à dire c’est un droit de jouir d’un bien de manière définitive et qui exclut tout autre que le propriétaire. C’est aussi le droit de vendre ou de donner librement. Ce droit de propriété moderne est une norme nécessaire de tout système juridique cohérent. Ainsi, ce droit de propriété moderne évite, a priori, tous les litiges sur la jouissance des biens. Chacun sait, à l’avance son droit de faire.

        L’économiste péruvien Hernando De Soto soutient que la seule cause structurelle de la pauvreté dans le monde est l’absence de droit de propriété, ou leur non-respect. Il a raison. Il collabore avec l’ONU pour aider les gouvernements des pays pauvres à faire évoluer leurs droits coutumiers.

        6. Chaque échange crée un avantage pour le vendeur et crée un autre avantage pour l’acheteur. C’est toujours une double création de richesse. Si vous l’ignorez, c’est que vous n’avez pas consentit à lire le premier chapitre de tout ouvrage universitaire d’économie de première année. Il est affligeant que votre ignorance soit telle que vous m’accusez de mensonge, de manque de sincérité.

        7. Tout acte de l’Etat est une contrainte sur autrui. Aucun vendeur ne contraint l’achateur. aucun acheteur ne contraint un vendeur. Le commerce est aux antipodes des actions politiques. En mélangeant les « oligarchies » et le commerce, vous confondez le Bien et le Mal. Vous confondez l’État, ses privilégiés, et ses victimes. Le pouvoir politique contraint toujours. Le commerce propose sans jamais contraindre. L’État crée les illusions nécessaires afin que chacun confonde les deux. Votre confusion sur ce point est bien banale et ordinaire.

        8. Je vous rejoins sur un point. Il existe des oligarchies qui détruisent. Il faut les détecter. Je vois que ces oligarchies proviennent toutes d’un privilège de l’État. Vous semblez y voir une conséquences du commerce et de l’industrie. Les libertariens dénoncent le capitalisme de copinage, dénoncent les subventions. Les copains, les coquins et les lobbies qui rodent autour de l’État sont dénoncés par les libertariens comme complice des vols commis par l’Etat.

      • jmmasson dit :

        Merci pour cette nouvelle contribution aux débats.
        Concernant les animaux: ils marquent parfois leur territoire en « levant la patte’ ici et là. C’est un instinct de territorialité. La propriété serait-elle une version humaine de cet atavisme… pour empêcher les concurrents d’empiéter sur leur territoire? Il existe aussi des formes de coopération dans le monde animal.
        Si, les vendeurs utilisent toutes sortes de méthodes pour attirer leurs victimes: l’outil de base actuel est la publicité..
        Concernant le pétrole… votre affirmation n’est pas prouvée. Il y a des risques d’épuisement pour de nombreux minéraux et il n’est pas certain que des substituts ou « ersatz » soient toujours trouvés. Avez-vous lu le livre « Collapse » de Jared Diamond? Il démontre que des effonfrements sont possibles et ont déjà eu lieu.
        Je me réjouis de trouver un point commun: la lutte contre les oligarchies. Les mouvements comme les Tea-Parties, aux USA, développent votre idée de lutte contre l’état… mais ils sont paraît-il financés par des personnes très riches à la tête d’oligarchies. Voir le site « desmogblog ». Il faudrait clarifier cette dépendance et vos liens éventuels avec ces approches politiques.
        Moi, j’aurais tendance à commencer par signaler les coquins … de certains lobbies oligarchiques. Et si l’oligarchie était une dérive de votre système de pensée comme le stalinisme a été une dérive du marxisme? Tout système connaît ses propres dérives… C’est pourquoi je préfère éviter les monochromes.Le jour, improbable, où la norme sera ce que je propose…il faudra commencer à chercher d’autres voies. C’est peut-être la différence fondamentale entre nos approches…
        JMM

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