Le secteur coopératif ne doit pas être une variable d’ajustement!

Le système économique ultra-libéral assure la richesse croissante des oligarchies au détriment des classes moyennes et des pauvres de nos contrées, et souvent d’ailleurs.

Parfois, ici ou là, ce que certains appellent l’ESS, l’Économie Sociale et Solidaire, est « tolérée », rarement encouragée à se développer massivement.

L’explication: incapable de fournir des emplois à tous, le libéralisme, lorsqu’il n’est pas complétement totalitaire, admet parfois un secteur alternatif. Mais certains voient dans cette perspective une façon de ne pas remettre en cause leur système.

Pour que ce secteur ne soit pas instrumentalisé par le système ultra-libéral, il convient de définir pour chaque « entreprise » le choix d’appartenance à un secteur économique, étant entendu que certains secteurs devraient relever davantage des « commons » que du reste.

Afin que le secteur de l’ESS devienne vraiment une alternative, le fondement des activités « coopératives » doit être une association à parts égales, sur le principe un être humain, une voix. Cette voie, où la notion souvent délétère d’employeur/employé devrait disparaître est certainement celle de la dignité.

Ensuite, les statuts des coopératives devraient les inciter à préférer l’essaimage à la croissance, en cas de succès. Grossir, ou croître, c’est ouvrir la porte aux requins financiers qui ne rêvent que de s’insinuer partout et d’avaler des poissons déjà bien « dodus » ou de supprimer ce qu’ils perçoivent comme des concurrents. Il vaut mieux une multiplication de coopératives à taille humaine, de 30 à 50 personnes, qu’une course inhumaine au gigantisme.

Le cahier des charges du secteur doit également comprendre la relocalisation de l’activité et le recours préférentiel aux énergies renouvelables locales.

Tout cela permettrait d’entrouvrir la porte qui peut mener vers un monde alternatif.

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2 commentaires pour Le secteur coopératif ne doit pas être une variable d’ajustement!

  1. TSCHOCKE Christian dit :

    voilà encore un sujet très intéressant, puisque fondamental. L’économie sociale et solidaire pése 2,3 millions d’emplois actuellement en France. En aucun cas il ne peut s’agir d’une variable d’ajustement mais bien au contraire un véritable projet de société. J’ai eu l’occasion de prendre contact avec des candidats à la députation et avec lesquels nous avons des valeurs en commun. Je leur ai demandé de constituer, dés leur élection, une commission paritaire afin que l’on définisse un statut économique particulier pour l’ESS et en particulier pour les associations qui ont des salariés. J’ai reçu un écho très favorable.
    Je serai également favorable que lorsque qu’une entreprise dépasse un seuil de salariés (disons 50), elle devienne obligatoirement coopérative de type SCIC, dans laquelle une partie du capital (33 %) appartienne à des institutions de type collectivité territoriale. Il sera alors très difficile de délocaliser. L’autre 1/3 appartiendrai auxouvrier et employés et le dernier tiers au propriétaire et autre partenaire financier.

    Utopie, me direz vous ? Essayons d’abord de réfléchir.

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