Revenu d’existence

Une autre approche de la nécessité d’un changement de paradigme économique est cette idée de revenu d’existence.

Sur le blog Ami du Triptyque Economique, voici un article très intéressant:

http://dtwin.org/WordDD/2012/04/18/revenu-dexistence/

Une description détaillée de ce que le revenu d’existence pourrait permettre de se procurer est une étape souhaitable.

Certains acteurs du système dominant ne sont pas contre cette idée, qu’ils avancent pour remplacer tous les autres revenus non fournis par le travail. Il s’agirait dans ce cas d’une régression sociale, et non d’un progrès, si la somme totale de la redistribution se trouvait réduite, ce que les oligarchies cherchent à faire par tous les moyens.

La vigilance s’impose.

Il serait souhaitable d’associer à cette idée de revenu minimum d’existence la notion de revenu maximum d’existence. Cela serait d’ailleurs une énorme avancée pour préparer les esprits gavés de croissance infinie au concept de limites et de finitude.

Publicités
Cet article a été publié dans Non classé. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

2 commentaires pour Revenu d’existence

  1. Rémi Michel dit :

    Bonjour,
    Voilà une idée très débattue en effet. Je me permets simplement une question de débutant : afin de dépassionner le débat sur une allocation universelle a-t-on également pensé l’élargissement de la gratuité de certains services devenus incontournables? De même chez nous qu’un service aussi élaboré que l’éducation est gratuit ne peut-on imaginer que les services de l’alimentation, de l’eau, de l’électricité, de l’internet, le deviennent à leur tour? On imagine qu’alors le dynamisme économique de ces secteurs s’effondrerait, certes bye-bye Véolia, mais en retour, quels nouveaux secteurs seraient dynamisés? Il me semble que l’allocation universelle, qui doit finalement se réduire à une dépense fiscale, n’est pas moins utopique.

    • jmmasson dit :

      Merci tout d’abord pour ces questions logiques.
      Tout étant dans le tact et la mesure, il est sans doute souhaitable de vérifier la faisabilité à petite échelle, un peu comme les processus industriels.
      La gratuité est le résultat d’une redistribution par la fiscalité.Pas d’autres solutions que d’ augmenter la pression fiscale. La question est alors l’acceptation ou non des efforts liés au partage. Dans le contexte actuel, où il est sans cesse répété que la pression fiscale est insupportable, cela risque d’être difficile. Ceci dit, il ne faut pas confondre pression sur les revenus individuels et revenus des « entreprises ».
      Dans ce système, une part croissante de la production du secteur libéral, à travers les salaires des employés, alimenterait le secteur public.Mais il n’est pas nécessaire de rendre l’eau gratuite. Il s’agit généralement de fournir à prix réduit les premiers m3, le tarif étant croissant de manière exponentielle pour les gros consommateurs particuliers, cette hausse pouvant compenser en recettes les dégrèvements.C’est déjà moins utopique, non? Le seul « hic » du raisonnement serait le cas où les gros consommateurs deviendraient subitement très vertueux!
      Voilà ce qui m’incite à privilégier une autre voie, celle du secteur coopératif qui se fonde sur la dignité et l’autonomie. Son cahier des charges pourrait inclure une limitation haute des revenus personnels… Il a l’avantage d’exister déjà à petite ou moyenne échelle et ne demande qu’à être développé. Un pouvoir politique alternatif pourrait orienter vers ce domaine, éduquer à une gestion alternative, plutôt que de rendre dépendant d’aides probablement très modestes.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s