De la Grèce au Canada

Quasiment partout,  le libéral-totalitarisme est à l’œuvre.

En Grèce, il s’agit, par exemple, de privatiser des entreprises pour payer la « dette » financière. A ce sujet, il faut rappeler qu’il y a d’autres « dettes » dans ce monde, comme la dette environnementale, creusée régulièrement par le productivisme lié à ce système économique. Dans ce domaine, les adeptes dipultés et dipolés  (entrez les mots « Dipult » et « Dipol » dans la case « rechercher » si vous ne comprenez pas) du libéral-totalitarisme ne manifestent pas le même empressement pour envoyer leurs huissiers afin de régler le coût des immenses ravages imposés à notre planète par notre hyperactivité.

Au Canada, le système ultra-libéral a augmenté considérablement les droits d’inscription pour les étudiants. En fait, il s’agit d’un début de privatisation de l’enseignement dans la mesure où il rentre dans la sphère individuelle et sort progressivement de la sphère publique et partagée.  Vu le refus massif des étudiants canadiens de se laisser faire, les autorités politiques ont voulu casser le mouvement avec des textes liberticides. Quand l’ultra-libéralisme perd pied,  il s’oriente assez vite vers le libéral-totalitarisme:

http://www.ledevoir.com/politique/quebec/350367/honte-a-vous-jean-charest

En Grèce, il va peut-être falloir voter jusqu’à élection d’une majorité parlementaire aux ordres du libéral-totalitarisme.

Au Canada, certains veulent faire taire le refus d’accepter la marchandisation de l’école.

Le monochrome économique imposé par cet ultra-libéralisme montre bien son risque de dérive totalitaire. Vive la polychromie économique librement consentie!

On notera au passage, que la grande presse, dans nos contrées, a réussi l’exploit de ne quasiment pas mentionner ce qui s’est passé au Canada pendant longtemps. C’était la phase de « black-out ». Puis, il y a eu quelques vagues échos. Heureusement, il y a le site du Devoir, que je vous invite à consulter régulièrement.

Pour la Grèce, en dehors de vagues commentaires plus ou moins chargés de compassion et parfois lourds d’un sentiment très désagréable de satisfaction par rapport à une punition infligée à un peuple qui collectivement n’aurait pas respecté les normes dipultées, rien n’est montré sur les éventuelles recherches d’alternatives démocratiques pour sortir de la sidération imposée, selon les bonnes vieilles recettes mentionnées dans la « Stratégie du Choc » de Naomi Klein.

Le mouvement des Indignés et le mouvement Occupy Wall Street ont déjà été victimes de la mécanique du black-out, dans un premier temps, puis de celui de la désinformation faite pour zombifier les esprits, dans un second temps.

Qu’en sera-t-il pour ce qui se passe au Canada?

En tout cas, ce qui est remarquable est cet élan massif pour refuser les textes liberticides. Encore une fois, il est bien curieux de vouloir imposer les approches prétendument libertariennes de l’économie en supprimant les autres libertés.

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