du climat et des biens communs, ou commons

Puisque les informations usuelles sont rares  sur ces sujets dans les grands médias, il est vivement recommandé de les chercher ailleurs.

A l’époque des négociations de Copenhague, la méthode de désinformation s’appuyait sur le doute, comme cela a été merveilleusement décrit dans « Marchands de Doute », aux Éditions du Pommier.

Nous voici donc oscillant entre le black-out et le doute.

Pourquoi, diable, de telles méthodes quand des sujets triviaux occupent les mêmes médias abondamment?

La réponse nous est peut-être fournie en anglais par George Monbiot:

http://www.monbiot.com/2012/12/03/forbidden-planet/

Les intérêts des oligarchies seraient menacés.

C’est ce qu’on pourrait appeler « ne pas voir plus loin que son bout du nez! »

Or l’air que nous respirons, les climats où nous vivons, devraient faire partie du bien commun à respecter et à préserver, exactement l’inverse de ce qui se passe.

L’usage de l’air par les activités humaines, en dehors de notre respiration, devrait impliquer de le rendre après usage dans l’état où nous l’avons trouvé pour que les générations qui nous suivront puissent vivre correctement.

L’accumulation de GES due à la combustion trop massive d’énergies carbonées ressemble à un suicide collectif.

Le remède: mettre l’air sous protection citoyenne et le classer dans les biens communs, les « commons ».

Ceci implique d’empêcher les mécaniques productivistes absurdes menées par de très grandes entreprises, qui s’appuient sur la théorie mortifère du « laisser-faire ».

Les états-nations peuvent également avoir une approche délétère à travers certaines entreprises « nationales ».

Il me semble que le secteur coopératif du Triptyque Économique, fondé sur les approches citoyennes expérimentées ici ou là, est le plus à même de réorienter vers le bon sens.

La notion de « biens communs » est donc à approfondir. Certains y travaillent déjà:

http://wealthofthecommons.org/

La Richesse des Nations d’Adam Smith étant à l’origine du libéralisme économique, puis de sa dérive, l’ultra-libéralisme, que j’appelle le libéral-totalitarisme, il serait narquois que désormais la richesse provienne des « commons ». On appelait « commons » les bois et pâtures à usage collectif qui permettaient aux petits paysans anglais de survivre avant la privatisation des terres communes appelée « enclosures ».

Ces petits paysans sans terre n’avaient plus qu’à aller augmenter le nombre des citadins exploités dans les usines des premières révolutions industrielles,  ou à émigrer vers les États-Unis, où la Homestead Law leur permettait d’acquérir une vingtaine d’hectares de terres,  qui précédemment faisaient partie des biens communs, des « commons », des tribus indiennes.

Les « commons » sont une piste sérieuse pour sortir de la concurrence de tous contre tous et de la marchandisation outrancière:

http://commonsblog.wordpress.com/2010/01/28/the-commons-as-a-common-paradigm-for-social-movements-and-beyond/

http://www.remixthecommons.org/en

Cette démarche s’inscrit parfaitement dans la recherche d’alternatives de plus en plus urgentes.

Addendum 2016: des groupes oligarchiques sont directement au pouvoir dans certains pays. Quand nos concitoyens ouvriront-ils les yeux sur l’absurdité de la situation et sur les risques qu’elle implique?

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