Choc de compétitivité= moins trente pour cent

Ce qui se passe en Grèce donne un avant-goût des rêves des libéraux-totalitaires:

http://www.les-crises.fr/j-ai-honte/

L’objectif général, parfois appelé de manière orwellienne, choc de compétitivité, consiste à développer le rêve des libéraux dogmatiques: réduire la voilure des dépenses et prélèvements collectifs de 30 pour cent, voire davantage. Il y a des manières plus ou moins brutales d’infliger ce traitement.

Une version plus ou moins « soft » et progressive, est à la mode dans nos contrées. Salaires figés, comme le point d’indice de la fonction publique, qui doit approcher cette perte depuis que Raymond Barre a imposé la déconnexion entre l’inflation et ce point. Les retraites calculées selon ce point suivent la courbe. Avec une inflation autour de 2 pour cent… que restera-t-il comme pouvoir d’achat dans quelques décennies? Dans les secteurs privés, il serait intéressant de comparer les salaires des nouveaux recrutés avec ceux de leurs prédécesseurs. Ensuite on rogne sur les « avantages acquis », de la sécurité sociale aux allocations familiales.

Une version alternative serait par exemple de quitter l’euro ou de faire baisser l’euro par rapport aux autres monnaies. Immédiatement des dévaluations compétitives rogneront les revenus, car les importations d’énergie se renchériront automatiquement de 10 à 30 pour cent selon certains économistes. Le coût de la dette augmentera si, logiquement, les taux d’emprunts pour rembourser la dette augmentent, ce qui est fort probable. Il faudra alors réduire d’autres dépenses, par exemple réduire encore le nombre de fonctionnaires. Finalement le résultat sera similaire du point de vue économique, mais il risque de s’accompagner en plus de violences xénophobes en raison du recours éhonté au bouc-émissaire, que certains ajoutent pour embrouiller les esprits.

Au bout du compte, les libéraux-totalitaires ont deux méthodes disponibles pour atteindre leur nirvana. Déclinée en langage local, la première version est partagée par les sociaux-libéraux , les centristes et les pseudo-conservateurs. La seconde option renvoie aux populismes, surtout d’extrême-droite. A vous de mettre les initiales correspondantes.

Si par miracle négatif ces méthodes s’imposaient, la croissance repartirait peut-être, au bénéfice de grands groupes, multinationaux ou chauvins.

Tout cela repousserait la prise de conscience des dangers énormes liés à l’hyperactivité humaine: les changements climatiques, la perte de biodiversité, le gaspillage des énergies fossiles, la démographie incontrôlée. La démocratie économique responsable serait renvoyées à beaucoup plus tard.

Que faire pour une prise de conscience rapide sans passer par la case de la régression sociale ou de la barbarie?

http://www.mediapart.fr/journal/economie/030414/le-choc-de-competitivite-stimulera-d-abord-les-profits

http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Strat%C3%A9gie_du_choc

Alors changer pour changer, ne convient-il pas de repartir sur d’autres bases, humanistes, sociales et environnementales?

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