Des arbres au climat

L’empreinte de l’activité humaine sur la nature est de plus en plus marquée.
Quand on procède à des abattages massifs d’arbres, on peut déclencher des glissements de terrain avec toutes sortes de conséquences, comme le décrit parfaitement, en anglais, George Monbiot:

http://www.monbiot.com/2015/02/25/slip-sliding-away/

Cela suppose d’avoir la volonté et l’éducation qui permettent de dépasser les visions les plus court-termistes.
Cela suppose de reconstruire des visions longues et des sociétés moins agressives envers l’environnement, et souvent envers l’homme:

http://www.laviedesidees.fr/Decapitaliser-les-consciences.html

Le populisme démagogique qui s’adresse à des esprits manipulés par les carpetbaggers des temps modernes et/ou les intérêts de certains, ne peut envisager sereinement des horizons lointains dans une société qui flatte l’envie de satisfaction immédiate des instincts, confondus avec des besoins:

http://citizen-web.com/wordpress/les-medias-en-question/

Les arbres absorbent une bonne partie du CO2 relâché par les énergies fossiles. Nous les brûlons sans pour l’instant avoir toujours pleine conscience de leur impact sur le climat. Quand on élimine trop rapidement et massivement les arbres d’une pente, des inondations et coulées de boues peuvent se produire. Le lien est clair pour celles et ceux qui vivent à proximité. Quand on procède de même à un niveau continental, le lien est moins visible pour ceux qui habitent loin, par exemple, de l’Amazonie, mais l’impact sur les capacités naturelles d’absorption des GES est énorme et l’impact sur les changements climatiques anthropiques aussi.

Quand on sabote lentement le climat, les conséquences risquent d’être très importantes et mondiales. Là, on ne dépend plus d’une volonté locale, il faut passer à une gouvernance mondiale. C’est précisément ce qui est incompatible avec le libéral-totalitarisme, qui au travers de l’OMC a installé une pseudo-gouvernance mondiale. Celle-ci a favorisé le laisser-faire, dont ont profité massivement les fournisseurs d’énergies sales et d’autres activités polluantes. Sauver le climat sera difficile, mais possible, à condition de passer à une gouvernance mondiale dont le but ne sera pas de favoriser les kleptocrates mais d’œuvrer à la préservation de notre environnement et au respect de l’Humain.
C’est précisément ce que Naomi Klein décrit avec précision dans son dernier ouvrage remarquable: « Tout peut changer » (Actes Sud).
Les recroquevillements politiques chauvins sont une fausse-route. Il faut changer de gouvernance mondiale! Cela passera paradoxalement par la relocalisation de beaucoup d’activités, afin d’éviter les transports absurdes et polluants mais aussi par une coopération internationale sérieuse et, espérons-le, fraternelle!

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Un commentaire pour Des arbres au climat

  1. Lovegiver dit :

    Bonjour,
    merci pour ta référence.
    Grâce à toi, j’ai encore appris une chose aujourd’hui : la signification de « carpetbaggers » qui doit correspondre à ce que je nomme les « entrepreneurs politiques ».
    J’aime beaucoup 🙂
    Bonne continuation.

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