Le salariat est-il une fatalité?

A celui qui se plaint de l’infériorité et parfois de l’indignité imposée par le statut d’employé, les adeptes de la kleptocratie répondent qu’il devrait créer sa propre entreprise,  ce qui lui permettrait peut-être de devenir « un chef » et de reproduire cette étrange situation où, dans des pays qui prétendent défendre la démocratie, cette dernière exclut le domaine de l’entreprise.
Pourquoi alors ne pas favoriser systématiquement les entreprises authentiquement coopératives sur le principe un être humain, une voix et sans employés? Cela responsabiliserait et créerait un autre état d’esprit, moins prédateur.
Il conviendrait d’accompagner ce statut d’un cahier des charges sociales et environnementales approprié aux contingences.

Des liens à méditer:

http://www.laviedesidees.fr/L-entreprise-de-depossession-3054.html

http://www.reporterre.net/Ni-capitalisme-ni-Etat-la

Le Triptyque Économique se fonde sur une situation où les structures véritablement coopératives représenteraient un tiers des emplois. Est-ce utopique ou simplement du bon sens pour que cesse l’ultra-libéralisme destructeur et envahissant?
Cela permettrait peut-être également de passer progressivement à ce que nécessitera la fin du mythe de la croissance infinie, qui lie hybris individuelle et collective.

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6 commentaires pour Le salariat est-il une fatalité?

  1. Lovegiver dit :

    Très cher confrère blogger, c’est effectivement une question qui se rapproche un peu plus chaque jour du centre de nos préoccupations et il est bon que tu la poses : « Le salariat est-il condamné ? »

    Si l’on en croit le programme de la droite française – version NKM – nous devons changer d’horizon et oublier le salariat au profit d’une société dans laquelle tout le monde sera libre, une société de patrons en quelque sorte, où chacun sera son propre chef. Cette société, ce trait, est qualifié d’égotéliste.
    Alors tout aura changé et tout sera parfait dans le meilleur des mondes ?
    Vous souvenez-vous de cette réplique célèbre dans « Le Guépard », avec Alain Delon : « il faut que tout change pour que rien ne change ».

    La disparition du salariat nous renverra tout simplement au 17-18ème siècle, époque où chacun travaillait chez soi et vendait sa production aux manufactures, aux capitalistes qui achetaient en gros et pas cher.
    Ce sera à nouveau le règne du « tous contre tous », cette concurrence qui fait rêver les libéraux qui n’y voient qu’une bonne façon de faire baisser les prix et d’augmenter leurs marges.
    Sans salariat, plus de salaire assuré, plus de minimum assuré, plus de protection sociale, la prise en charge de toutes les charges auparavant dévolues aux entreprises : les locaux, les bureaux, etc.

    Et c’est cette société que nous préparent nos gouvernements successifs sous la plume du MEDEF. Les mauvaises nouvelles restent à venir je dirais…

    • jmmasson dit :

      C’est effectivement un risque majeur et ce serait une dérive de ce qui me semble être une bonne piste. Je pensais surtout au développement des structures totalement coopératives.

      • Lovegiver dit :

        Je te suis à 100% sur cette voie. Le coopératif est une bonne solution qui mérite d’être développée plus. En plus de supprimer des couches de management et de contrôle, il place les individus au cœur de la prise de décision. Le partage des richesses équitablement est un must que l’entreprise traditionnelle ne permet pas.

  2. jmmasson dit :

    De plus cela protège beaucoup plus contre les rachats par des spéculateurs si par exemple les statuts prévoient qu’il faut l’unanimité pour une revente.

  3. DANY Roland dit :

    Il me parait que le coopératif est la seule et unique solution pour permettre à un monde à peu près équilibré d’exister. Comment y arriver? L’utopie consiste à croire que le règne de la raison s’installera un jour en ce bas-monde, ce qui fait que chacun trouvera sa place et participera harmonieusement. Il faudra du temps, bien des malheurs, des évolutions et des révolutions pour en arriver là, l’humain n’étant de loin pas mûr pour en arriver à ce raisonnement. Dans une collectivité minoritaire, cela pourrait marcher… peut-être; dans l’étendue du mondialisme, cela est hors de vue car il faudrait, auparavant, assimiler les mentalités disparates qui peuplent la terre.
    Cette opinion n’est pas pessimiste, elle se veut réaliste, et la débandade morale est telle dans notre monde qu’il ne reste, comme disent les anglais, à attendre et voir!
    Ce qui n’empêche pas de diffuser l’idée coopérative, car il est trop facile de faire des constats et de rester les bras croisés. C’est là une révolte personnelle, qui peut mener, dans un temps indéfini, à faire que les choses changent.
    En passant, « Salut! » à Jean-Michel Masson.
    Roland DANY

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