« Danser sur un volcan » de Nicolas Baverez

Il n’est pas inutile d’exercer son esprit critique en lisant.
A cet égard, la lecture de cet ouvrage de Nicolas Baverez est intéressante:

https://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas_Baverez

http://www.atlantico.fr/decryptage/danser-volcan-nicolas-baverez-livre-cle-freins-paralysant-etat-francais-raisons-declin-france-scene-mondiale-albin-michel-yann-2633716.html

L’auteur analyse à sa façon les différentes crises que nous traversons ou qui nous menacent, avec une insistance toute particulière sur l’islamisme radical.

Il dénonce les différents populismes qui modifient la vie politique démocratique.

Il dénonce le retour au chauvinisme dans certaines contrées.

Il analyse les évolutions du système libéral.

Il met en évidence l’importance du numérique.

Il finit, pages 175 à 178 par ne consacrer que quelques lignes aux changements climatiques anthropiques. C’est une faiblesse énorme, et s’il mentionne le fait que « les ressources… sont désormais limitées », ce n’est que pour rebondir sur la foi dans le système capitaliste pour nous ouvrir, après de gros efforts, la perspective d’un horizon meilleur.

Personnellement, je commencerais par les crises environnementales et en particulier la crise climatique anthropique pour aller vers la notion de finitude. Il est impossible de croître sans fin dans un système fini. Ce système économique peut-il s’adapter sérieusement à cette contingence?
C’est bien ce qui incite à se tourner vers des solutions alternatives comme le suggère Le Triptyque Économique ». M. Baverez n’a de cesse de répéter, de manière incantatoire, son souhait de voir la coopération s’étendre. Alors pourquoi ne pas favoriser l’émergence massive d’un secteur authentiquement coopératif?
Dans son esprit, il est peut-être classé dans les « utopies », que l’auteur n’aime pas. Le problème est que ces utopies sont réalisées dans de nombreuses expériences alternatives qui sont alors des modèles et non des utopies. Allez sur le site de l’Alliance Coopérative Internationale!

La perspective de se plier aux exigences d’une mondialisation financière, qui ne fonctionne que par par soubresauts et dont le résultat est la naissance de puissantes oligarchies, n’est guère enthousiasmante.

La remise en cause des constructions sociales laborieusement acquises ne l’est pas davantage.

Bref, encore un livre à DIPULT élevé.( Entrez l’acronyme dans la case « rechercher » de ce blog).

Par ailleurs, les dérives financières et les scandales gigantesques, comme celui des placements dans divers paradis fiscaux, ne sont pas prises en compte dans ce livre: pourquoi?

La vraie sagesse , la vraie modération, ne consisteraient-elles pas plutôt à sortir progressivement d’un autre totalitarisme, à savoir, ce que je nomme de manière certes un peu provocatrice, le libéral-totalitarisme?

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Un commentaire pour « Danser sur un volcan » de Nicolas Baverez

  1. patrick datez dit :

    le libéral totalitarisme n’est pas une définition provocatrice mais plutôt évocatrice.
    Amitié

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