Du libéral-totalitarisme au national-oligarchisme

Au cours des dernières décennies, la mondialisation économique s’était faite dans le cadre du néo-libéralisme, ce qui impliquait la mise en concurrence de tous contre tous, la destruction progressive, chez les sociaux-démocrates ralliés à l’économie de marché, ou brutale chez les libéraux ou pseudo-conservateurs, des constructions sociales, l’amenuisement parallèle de l’état, la privatisation de biens communs.
Tout ce qui pouvait empêcher le marché prétendument libre d’exercer ses régulations était voué aux gémonies.
L’utopie libérale consiste à faire croire, que de la satisfaction de tous les égoïsmes, une divine harmonie naîtra.C’est exactement l’inverse: il s’agit d’un saccage en règle.
De manière orwellienne, toute tentative de remettre l’économie au service des êtres humains se voyait classée dans la catégorie « utopique ».
Qui a profité de ce système? De puissantes oligarchies locales dans beaucoup de contrées. Les « milliardaires » se sont multipliés, la spéculation s’est déchaînée, au point de provoquer en 2008 une crise majeure.
Le remède proposé pour sortir de la crise a été le plus souvent d’accroître le laisser-faire, ce qui ne peut que favoriser les oligarchies mentionnées plus haut.
Dans de nombreuses contrées, les peuples désorientés se sont alors tournés parfois massivement vers des mouvements chauvins qui exigent le rétablissement de frontières sur un fond de xénophobie malsaine. Ces mouvements souvent ultra-conservateurs sur le plan des valeurs sociétales, ne sont pas sans liens avec les oligarchies locales qui ont profité de la phase libérale-totalitaire. D’ailleurs aux États-Unis,c’est un membre de cette oligarchie, qui, sans mandataire, est parvenu au pouvoir. Un point fréquent est aussi l’appui de ses nouveaux dirigeants autocrates sur certains secteurs économiques, souvent celui lié aux énergies sales, avec toutes les manipulations climato-sceptiques de leurs lobbies. Nous sommes donc arrivés au point où se dessine le passage à une évolution du pouvoir oligarchique, qui désormais a toutes les caractéristiques du national-oligarchisme. De fait, il permet à une partie des oligarchies constituées précédemment de fermer les frontières pour profiter de leurs rentes acquises.
Une de ses caractéristiques est aussi un mépris total pour toutes les contingences environnementales, ce qui est dramatique pour l’avenir à moyen-terme de l’humanité. Une autre est son mépris pour les constructions solidaires, comme l’Obamacare aux États-Unis.
Certains de ces mouvements ont des liens avec l’idéologie national-socialiste. L’ajout orwellien du mot socialiste n’est plus à la mode, mais les bénéficiaires de ce système sont souvent de grandes entreprises polluantes, comme jadis, si bien que la notion de national-oligarchisme me semble plus appropriée pour les décrire.
Quand nos concitoyens comprendront-ils qu’ils se fourvoient en se laissant guider par de telles sirènes?
Jusqu’à quand ce glissement malsain va-t-il retarder la gouvernance mondiale nécessaire pour contrer les changements climatiques anthropiques et autres ravages environnementaux liés aux prédations humaines?
Jusqu’à quand ce glissement malsain va-t-il priver l’humanité des bienfaits des vrais progrès techniques?
Dans les élections à venir, pour autant que le totalitarisme ne les supprime pas, les deux variétés vont cohabiter. Certains programmes relèvent du national-oligarchisme et d’autres du libéral-totalitarisme, parfois d’un mélange des deux.
Exercez votre sagacité pour éviter les deux pièges.

Advertisements
Cet article a été publié dans Non classé. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s