« La colère des imbéciles »

Cette citation de Bernanos réapparaît régulièrement pour disqualifier ceux qu’on n’aime pas. Il est toutefois souhaitable de vérifier le contexte dans lequel ceci a été écrit :

http://www.lacauselitteraire.fr/la-colere-des-imbeciles-remplit-le-monde-a-propos-de-georges-bernanos

Ma dernière rencontre avec cette citation se trouve dans « Récidive 1938 » de Michaël Foessel :

https://www.babelio.com/livres/Foessel-Recidive-1938/1133743

Encore un livre à lire pour méditer et sur le passé et sur le présent.

On dit que l’histoire ne se répète jamais à l’identique mais le contexte actuel de glissement de ce qui est ici appelé de manière provocatrice le « libéral-totalitarisme » vers le « national-féodalisme » se fait dans un déchaînement de diatribes sur les réseaux sociaux et, ici ou là, le vent mauvais fait ressurgir les absurdités et les délires mal enfouis dans les histoires familiales.

L’imbécilité a un caractère définitif qui prive d’espoir. Personnellement je préfère utiliser le terme « ahurissement » car, dans ce cas, un éclair de lucidité est encore permis :

https://jmmasson.wordpress.com/2019/04/02/ahuris/

Il y a tout de même beaucoup de colère dans certains propos. La colère n’est pas bonne conseillère : comme d’habitude, George Monbiot a parfaitement capté le risque de dérapage impliqué par la sottise quand certains l’attisent comme dans les années 30. À lire en anglais :

Start Making Sense

Pendant que les ahuris foncent tête baissée vers les boucs-émissaires qu’on leur indique, les changements climatiques anthropiques progressent. Atterrissez !

Tout le monde est et sera concerné. L’ire pourrait se tourner vers ceux qui pendant des décennies ont semé le doute et propagé l’agnotologie. Cela soulagerait mais ne réglerait aucun problème. Il faut agir à tous les niveaux en réduisant les empreintes carbone. Il est encore possible de freiner ce phénomène délétère qu’aucune ligne Maginot n’arrêtera. Celle-ci avait démontré son inefficacité deux ans après 1938.

Addendum mars 2020 : en pleine crise sanitaire du COVID-19, alias coronavirus, la recherche du bouc-émissaire bat son plein sur les réseaux sociaux. Les instincts primaires sont rarement de bons conseillers. Il serait simplement plus judicieux  d’encourager les cigales à moins striduler dans le domaine politique, notamment.

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